
2012 World Press Photo of the Year: A woman holds a wounded relative during protests against President Saleh in Sanaa, Yemen, Oct. 15, 2011. (Samuel Aranda/The New York Times)
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Pourriez-vous faire ce reportage photo moins cher ?
C'est une question légitime, et plus encore en période de crise. Heureusement elle ne concerne pas tout le monde mais les photographes qui vivent de leurs photos doivent y répondre. J'ai d'ailleurs souvent constaté qu'il y avait beaucoup d'insécurité dans la réponse.
Cette semaine André Amyot, le Photocoach explore ce sujet avec moi. Il donne également des conseils aux amateurs qui mettent en œuvre le vieux rêve de devenir professionnel : où s'installer, comment calculer son prix, comment vendre, quel produit offrir… toutes des questions auxquelles il faudra répondre.
A ce propos, André animera de nouveaux ateliers en France fin avril, début mai (il y a une erreur sur les dates dans la vidéo). Renseignez-vous.
D'autres émissions sur le même sujet : Que vaut une photo ?, Studio Harcourt, Ré-inventer la photo ? et La photo c’est (aussi) un métier.
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La photo sur iPhone est un sujet sur lequel on m'a demandé plusieurs présentations/interventions récemment : comment faire de meilleures photos, quelles applications, comment apprendre mais aussi pourquoi ça marche autant ? Cette dernière question vient surtout de photographes numériques traditionnels, les amateurs experts qui écoutent Déclencheur.
Les débats restent d'ailleurs vifs sur Internet.
Il y a quelques semaines j'ai abordé cette question, pourquoi l'iphonéographie se développe aujourd'hui, et quel sera son impact sur la photographie dans sa globalité pour le Café Numérique. Je vous présente ici le résumé de cette présentation.
Pour des conseils photo, tournez-vous vers notre ebook multimédia.
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Flickr a annoncé ce matin, par le biais d’interviews de son chef produit Markus Spiering à Mashable et Betabeat, qu’il allait se refaire une beauté ! Le nouveau design devrait être disponible le 28 février, plus que quelques jours de patience donc.
Le nouveau design concerne l’affichage du photostream et mettra plus encore en valeur les photos. Aujourd’hui les photos sont organisées dans une grille, demain elles seront justifiées c’est-à-dire que la page sera composée en tenant compte de leur taille et de leur orientation, comme dans un livre. L'image ci-contre montre la différence entre l'interface actuelle (haut) et la nouvelle (bas) : on passe de la planche contact au livre.
Flickr a toujours eu une interface plutôt sobre qui met les photos en avant. Le nouveau design ne sera pas une révolution mais il est un peu plus au goût du jour, ce qui pourrait contribuer à casser une image de has been qui commence à coller à la peau de Flickr.
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Depuis l'arrivée des premiers hybrides sur le marché, je trouve que la forme en T de nos boîtiers photo (un pavé d'où sort l'objectif) n'est pas très efficace. Historiquement elle se justifiait par l'obligation de placer une cartouche de film derrière l'objectif et par le besoin de placer un prisme dans le chemin optique. Aujourd'hui le capteur n'a nul besoin de cette forme et les viseurs électroniques ont levé les contraintes du prisme.
Et pourtant on conserve ce T qui n'est pas très pratique, en particulier l'objectif déborde quand on veut ranger le boîtier dans une poche ou un sac. Je suis persuadé que la forme idéale serait plus proche d'une caméra vidéo, c'est-à-dire un tube où l'électronique se place derrière l'objectif. D'une part, rien ne déborde donc c'est plus simple à ranger (donc on emportera plus volontiers le boîtier, donc on fera plus de photos), d'autre part tout le corps du boîtier permet de placer des connecteurs, il n'y a donc plus d'excuses pour oublier les indispensables comme la sortie casque de contrôle !
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Et ne se ressemblent pas !
Après les compacts il y a 15 jours, je fais le bilan des dernières annonces reflex (Nikon D800) et hybrides (Pentax K-01, Fujifilm XPro 1 et Olympus OM-D) dans la soixantième émission des Teknophiles.
Les hybrides représentent maintenant un quart des ventes de boîtiers à objectifs interchangeables dans le monde (selon le CIPA) : 1 boîtier sur 4 (1 sur 5 en Europe) est un hybride.
C'est remarquable pour une catégorie de produit qui n'a que… 3 ans. Et oui, il y a seulement 3 ans que Panasonic lançait le (plutôt décevant) Lumix G1. Il faudra une année supplémentaire pour trouver un hybride correct sur le marché, Lumix GF1. Et aujourd'hui nous avons le premier hybride esthétique, le Pentax K-01 !
Bref le marché photo reste ultra-dynamique et, malgré ses conservatismes, peut se ré-inventer rapidement. Je vous laisse avec l'émission des Teknophiles de la semaine.
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Hier, à la station Saint Michel, j'ai glissé et je suis tombé plutôt violemment. Malheureusement ça m'a privé de lecture.
Vous le savez, je suis un lecteur vorace et un fervent adepte de la lecture numérique. J'ai longuement détaillé les avantages de la lecture numérique dans ces notes (et je les ai ensuite résumés dans une émission) mais je ne serais pas complet si je n'en commentais pas également le défaut (au singulier parce que, à ce jour, c'est le seul que j'ai trouvé), c'est-à-dire la fragilité du matériel.
Le livre papier est aussi à l'aise dans un salon que glissé dans un sac de voyage, en baroudeur. Le matériel électronique est beaucoup plus fragile et, en particulier, le fameux écran à encre numérique du Kindle est très fragile. J'avais également sur moi un iPhone, un MacBook Pro et un appareil photo numérique… seul le Kindle, qui était pourtant protégé dans sa housse, a été affecté par cette chute.
Pire ce n'est pas la première fois que l'écran de mon Kindle 3G (avec clavier) me lâche. Par deux fois déjà il s'est bloqué, sans raison. Heureusement Amazon me l'avait remplacé sous garantie, sans frais et en moins d'une semaine… mais un jour sans lecture c'est long pour quelqu'un comme moi.
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Courtox teste le module Dfine de Nik Software.
La suite Nik Software regroupe 6 plugins à l´aide desquels on corrige, optimise et retouche les clichés. Ces ajouts suivent le flux de travail photographique, et cherchent à apporter des compléments à nos logiciels classiques : Photoshop CS, Photoshop Element, Photoshop Lightroom et Apple Aperture.
Le créateur est Nils Kokemohr, d'où le nom de l'entreprise basé sur le prénom et le nom Ni de Nils et K de Kokemohr pour faire Nik.
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C’est une première dont la zone euro se serait bien passée : la Grèce, qu’elle a imprudemment admise en son sein en 2001, va voir sa dette publique restructurée dans les semaines qui viennent. C’est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu’un pays occidental doit reconnaître qu’il est incapable de rembourser ses créanciers. Pis : ce petit pays de 11 millions d’habitants pesant à peine 2 % du PIB de la zone euro remporte la palme de la plus grosse restructuration de tous les temps : plus de 100 milliards d’euros d’effacement de dettes (sur 260 milliards d’euros), alors que les dettes russe et argentine atteignaient péniblement 80 milliards de dollars au moment de leur faillite, respectivement en 1998 et en 2001.
C’est dans la nuit de lundi à mardi que les ministres des Finances de la zone euro sont parvenus, après quatorze heures de négociation, à se mettre d’accord sur un second plan d’aide à la Grèce (130 milliards d’euros en plus de la restructuration de la dette), après celui de mai 2010 d’un montant de 110 milliards d’euros. Une solidarité sans précédent, là aussi, impensable il y a encore deux ans.
• Quelle perte pour les établissements financiers ?
Les créanciers privés ont dû accepter, dans la nuit de lundi, de renoncer à 53,5 % de la valeur faciale des obligations grecques qu’ils détiennent au lieu des 50 % qu’ils avaient négociés. En réalité, avec l’allongement des délais de remboursement et la baisse des taux d’intérêt qu’ils ont dû consentir, la perte réelle qu’ils encaisseront sera d’environ 72 % ! Les nouvelles obligations (soumis à la loi britannique et non plus grecque) qu’ils recevront en échange auront une durée de 30 ans et porteront intérêt de 2 % par an jusqu’en 2015, puis de 3 % jusqu’en 2020, puis de 4,3 % ensuite. Cet effort supplémentaire était nécessaire pour ramener la dette grecque à 120,5 % en 2020 : avec un « haircut » limité à 50 %, l’endettement aurait encore été de 129 %... La dette grecque se montant à 259 milliards, si on soustrait les 50 à 55 milliards détenus par la Banque centrale européenne (BCE), il reste entre 204 et 209 milliards entre les mains des banques, assurances, hedge funds, etc. (1). Après restructuration, la dette privée de la Grèce ne sera plus que de 100 milliards, soit un abandon de créance compris entre 104 et 109 milliards. La BCE, elle, va échanger ses titres à leur valeur d’achat (entre 70 et 80 % de leur valeur faciale), soit une diminution supplémentaire de 5 à 7 milliards. En tout, la Grèce sera donc encore endettée à hauteur d’environ 150 milliards…
Cette restructuration est pour l’instant volontaire. Mais le Fonds monétaire internationale (FMI) exige, pour remettre au pot grec une somme supérieure au 13 milliards d’euros qu’elle a promis, une participation de 90 à 95 % des créanciers. À défaut, il faudra passer par un défaut en bonne et due forme qui actionnera les CDS (credit default swap, assurance contre le défaut d’un débiteur) émis par les banques et les assurances. Ce marché étant totalement opaque, les États espèrent qu’aucune banque ne mordra la poussière. C’est pour cela qu’ils prient pour que la Grèce ne soit pas obligée d’actionner les « clauses d’action collective » qu’elle va introduire jeudi dans toutes ses obligations afin de faire pression sur les récalcitrants. Le deal est simple : soit tout le monde apporte volontairement ses titres, soit les créanciers votent à la majorité renforcée une décote qui s’imposera alors à tout le monde…
• À quoi va servir le nouveau prêt accordé à la Grèce ?
Après les 110 milliards prêtés à la Grèce en 2010 (qui n’ont pas encore été entièrement décaissés), la zone euro et le FMI vont ajouter 130 milliards supplémentaires afin de couvrir les besoins de financement grecs jusqu’en 2014. Sur cette somme, 40 milliards serviront à la recapitalisation des banques grecques (qui seront donc nationalisées avant d’être revendues plus tard), le reste servant à financer le remboursement de la dette et les besoins budgétaires (paiement des fonctionnaires, des pensions, etc.). Il s’agit d’un prêt et non d’un don : la Grèce devra payer des intérêts (autour de 3 %) sur ces sommes et les rembourser à terme. Mais ces 240 milliards ne s’ajoutent pas en totalité au reste de la dette : par exemple, la somme affectée à la recapitalisation des banques permettra à la Grèce de gagner de l’argent.
• La zone euro retrouvera-t-elle son argent ?
La Grèce restera, quoi qu’il en soit, lourdement endettée : 120 % du PIB. Mais la structure de la dette sera différente : la majeure partie en sera détenue par le Fonds européen de stabilité financière (FESF), les États, la Banque centrale européenne et le FMI. « Ce plan va permettre à la Grèce de ne plus vivre dans l’urgence et de se concentrer sur les réformes internes, économiques et politiques », explique Jean Pisani-Ferry, le patron du think tank économique Bruegel. Car l’enjeu est, cette fois, de restructurer profondément l’économie grecque afin de lui permettre de renouer avec la compétitivité (ses salaires ont augmenté de 54 % entre 2000 et 2010 contre 28,7 % au Portugal et 18,6 % en Allemagne, alors même que sa productivité a fait du surplace). « Si la croissance revient, elle pourra faire face à ses échéances, sinon, le secteur public devra abandonner ses créances », estime Jean Pisani-Ferry. À Paris, on estime qu’à terme, si les réformes sont mises en œuvre, la zone euro devra effacer une bonne partie de l’ardoise grecque. Soit une tôle programmée d’une centaine de milliards d’euros…
• La Grèce sous tutelle ?
Les Européens ont perdu toute confiance à l’égard du personnel politique grec, dont l’incompétence le dispute à la corruption. L’Eurogroupe a donc décidé que la Commission, la BCE et le FMI enverront une mission permanente sur place afin de surveiller l’application des réformes. La Grèce avait dû accepter un tel contrôle après la faillite de 1893 : entre 1897 et 1914, la commission financière internationale (Allemagne, Autriche-Hongrie, France, Grande-Bretagne, Italie) avait été chargée de surveiller le budget grec, ligne par ligne, ce qui avait permis de moderniser le pays.
(1) Banques européennes : 40 milliards ; banques grecques : 50 milliards ; autres entités grecques : 30 milliards (dont 20 milliards pour les fonds de pension) ; compagnies d’assurances européennes : 20 milliards ; autres : 66 milliards.
Documents à télécharger (tous en anglais):
"Greece: preliminary debt sustainability analysis", étude du FMI datée du 15 février 2012.
Communiqué du ministère grec des finances et déclaration du "steering committee of the private creditor-investor committee for Greece" (PCIC) sur les termes de l'échange volontaire de la dette grecque.
Memorandum (programme que la Grèce devra appliquer)
Canonical va-t-il révolutionner nos smartphones? La question se pose et en tous cas Canonical s’en fixe l’objectif. En effet, la société vient d’annoncer une application pour Android plutôt détonante.
Alors que l’on s’attendait à Ubuntu comme système d’exploitation pour smartphone (voué à l’échec), Canonical propose plutôt une application qui exploite la surenchère de performance des smartphones sous Android. L’application s’installe sur le téléphone et permet, une fois celui-ci branché sur un écran, de le transformer en ordinateur équipé de Ubuntu et son interface Unity.
Mieux encore, l’appli unifiera les contacts Ubuntu et Android et gardera actif Android pour continuer de recevoir des appels même lorsque l’on utilise Ubuntu.
L’application gérera les réseaux sociaux Facebook et Twitter et sera assez complète puisqu’elle embarquera par défaut Chromium, Google Calendar, Google Docs, Thunderbird, Gwibber, VLC, PiTiVi, Ubuntu Music Player, Ubuntu Photo Gallery et Android Dialer.
Attention toutefois, pour faire fonctionner cette application, il faudra posséder un mobile respectant les exigences matérielles suivantes :
Voici une vidéo illustrant les possibilités de la solution :
Ubuntu comme application, ce n’est pas tout à fait nouveau puisque WUBI le proposait déjà pour Windows. Quand à l’application pour Android, elle me fait furieusement penser à AirDroid (en plus évolué chez Ubuntu tout de même). D’ailleurs, je ne suis pas tout à fait sur que l’application va réellement révolutionner le monde des smartphones. Je ne me vois pas utiliser mon téléphone, si puissant soit-il, comme ordinateur.
Pourtant, la montée en puissance des smartphones sous ARM et l’arrivée imminente d’Intel sur le marché laisse penser que cette convergence des usages a des l’avenir. Aussi Ubuntu serait pionnier dans ce domaine là où il s’est fait distancer dans l’univers des OS pour tablette.
Être pionnier risque d’exposer la société à un revers mais a par contre un impact très valorisant sur l’image de marque de Ubuntu. Reste à voir si l’application tient ses promesses. En tous cas, je me ferai un devoir de tester cela.

I’ve written in the past about how passing certain types by value in C++ would be more efficient than passing by constant reference. But it turns out that the ABI rules are somewhat more context than what I said back in 2008. Time to investigate.
This is also prompted by the discussion on qreal on the Qt development mailing list. In trying to decide on the fate of qreal, we also run into the discussion of the geometric classes (point, size, rectangle, polygon) and the algebraic classes (matrixes, 2D and 3D vectors) and whether they should use single- or double-precision. I’m not going to go into the arguments discussed there, I’m merely focussing here on the ABI.
Problem statementBefore we go into the ABI documentation and try to compile code, we need to define what problem we’re trying to solve. In general terms, I’m trying to find the most optimal way of passing small C++ structures: when is it better to pass by value, as opposed to by constant reference? And under those conditions, are there any important implications to the qreal discussion?
In the String Theory blog, I concluded that a small structure like QLatin1String, which contained exactly one pointer as a member, would benefit from passing by value. What other types of structures should we look at?
I’ll investigate the x86-64, ARMv7 hard-float, MIPS hard-float (o32) and IA-64 ABIs because they are the ones I for which I have access to compilers. All of them support passing parameters by registers and have at least 4 integer registers used in parameter passing. Besides MIPS, all of them also have at least 4 floating-point registers used in parameter passing. See my earlier ABI detail blog for more information.
So we will investigate what happens when you pass by value the following structures:
struct Pointers2
{
void *p1, *p2;
};
struct Pointers4
{
void *p1, *p2, *p3, *p4;
};
struct Integers2 // like QSize and QPoint
{
int i1, i2;
};
struct Integers4 // like QRect
{
int i1, i2, i3, i4;
};
template <typename F> struct Floats2 // like QSizeF, QPointF, QVector2D
{
F f1, f2;
};
template <typename F> struct Floats3 // like QVector3D
{
F f1, f2, f3;
};
template <typename F> struct Floats4 // like QRectF, QVector4D
{
F f1, f2, f3, f4;
};
template <typename F> struct Matrix4x4 // like QGenericMatrix<4, 4>
{
F m[4][4];
};
struct QChar
{
unsigned short ucs;
};
struct QLatin1String
{
const char *str;
int len;
};
template <typename F> struct QMatrix
{
F _m11, _m12, _m21, _m22, _dx, _dy;
};
template <typename F> struct QMatrix4x4 // like QMatrix4x4
{
F m[4][4];
int f;
};
And we’ll analyse the assembly of the following program:
template <typename T> void externalFunction(T);
template <typename T> void passOne()
{
externalFunction(T());
}
template <typename T> T externalReturningFunction();
template <typename T> void returnOne()
{
externalReturningFunction<T>();
}
// C++11 explicit template instantiation
template void passOne<Pointers2>();
template void passOne<Pointers4>();
template void passOne<Integers2>();
template void passOne<Integers4>();
template void passOne<Floats2<float> >();
template void passOne<Floats2<double> >();
template void passOne<Floats3<float> >();
template void passOne<Floats3<double> >();
template void passOne<Floats4<float> >();
template void passOne<Floats4<double> >();
template void passOne<Matrix4x4<float> >();
template void passOne<Matrix4x4<double> >();
template void passOne<QChar>();
template void passOne<QLatin1String>();
template void passOne<QMatrix<float> >();
template void passOne<QMatrix<double> >();
template void passOne<QMatrix4x4<float> >();
template void passOne<QMatrix4x4<double> >();
template void returnOne<Pointers2>();
template void returnOne<Pointers4>();
template void returnOne<Integers2>();
template void returnOne<Integers4>();
template void returnOne<Floats2<float> >();
template void returnOne<Floats2<double> >();
template void returnOne<Floats3<float> >();
template void returnOne<Floats3<double> >();
template void returnOne<Floats4<float> >();
template void returnOne<Floats4<double> >();
template void returnOne<Matrix4x4<float> >();
template void returnOne<Matrix4x4<double> >();
template void returnOne<QChar>();
template void returnOne<QLatin1String>();
template void returnOne<QMatrix<float> >();
template void returnOne<QMatrix<double> >();
template void returnOne<QMatrix4x4<float> >();
template void returnOne<QMatrix4x4<double> >();
In addition, we’re interested in what happens to non-structure floating point parameters: are they promoted or not? So we’ll also test the following:
void passFloat()
{
void externalFloat(float, float, float, float);
externalFloat(1.0f, 2.0f, 3.0f, 4.0f);
}
void passDouble()
{
void externalDouble(double, double, double, double);
externalDouble(1.0f, 2.0f, 3.0f, 4.0f);
}
float returnFloat()
{
return 1.0f;
}
double returnDouble()
{
return 1.0;
}
Analysis of the outputx86-64You might have noticed I skipped old-style 32-bit x86. That was intentional, since that platform does not support passing by registers anyway. The only conclusion we could draw from that would be:
Moreover, I’m intentionally ignoring it because I want people to start thinking of the new ILP32 ABI for x86-64, enabled by GCC 4.7′s -mx32 switch, which follows the same ABI as the one described below (with the exception that pointers are 32-bit).
So let’s take a look at the assembly results. For parameter passing, we find out that
For return values, the conclusion is the same as above: if the value is passed in registers, it's returned in registers too; if it's passed in memory, it's returned in memory. This leads us to the following conclusions, supported by careful reading of the ABI document:
Here are the results for parameter passing:
For the return values, we have:
The conclusions are:
I've compiled the code only for ARMv7, with the floating-point parameters passed in the VFP registers. If you're reading this blog, you're probably interested in performance and therefore you must be using the "hard-float" model for ARM. I will not concern myself with the slower "soft-float" mode. Also note that this is ARMv7 only: the ARMv8 64-bit (AArch64) rules differ slightly, but no compiler for it is available.
Here are the results for parameter passing:
For returning those types, we have:
Note that the return type is one of the places where the 32-bit AAPCS differs from the 64-bit one: there, if a type is passed in registers to a function where it is the first parameter, it is returned in those same registers. The 32-bit AAPCS restricts the return-in-registers to structures of 4 bytes or less.
My conclusions are:
I have attempted both a MIPS 32-bit build (using the GCC-default o32 ABI) and a MIPS 64-bit (using -mabi=o64 -mlong64). Unless noted otherwise, the results are the same for both architectures.
For passing parameters, they were:
For the return values, MIPS is easy: everything is returned in memory, even QChar.
The conclusions are even easier:
There are only few aggregate conclusion that we can take. One of them is that single-precision floating point values are not explicitly promoted to double when formal parameters are present. The automatic promotion probably happens only for floating-point values passed in ellipsis (...), but our problem statement was about calling functions where the parameters are know. The only slight deviation from the rule is IA-64, but it's unimportant as the hardware, like x87, only operates in one mode.
For the structures containing integer parameters (that includes pointers), there's nothing further to optimise: they are loaded into registers exactly as they appear in memory. That means the portion of the register corresponding to padding might contain uninitialised or garbage data, or it might make something really strange like MIPS in big-endian mode. It also means, on all architectures, that types smaller than a register do not occupy the entire register, so they might be packed with other members.
Another is quite obvious: structures containing floats are smaller than structures containing doubles, so they will use less memory or fewer registers to be passed.
To continue taking conclusions, we need to exclude MIPS since it passes everything in the integer registers and returns everything by memory. If we do that, we are able to see that all ABIs provide an optimisation for structures containing only one floating-point type. Those are called by slightly different names in the ABI documents, all meaning homogeneous floating-point structure. Those optimisations mean that the structure is passed on floating-point registers under certain conditions.
The first one to break down is actually x86-64: the upper limit is 16 bytes, limited to two SSE registers. The rationale for this seems to be passing one double-precision complex value, which takes 16 bytes. That we are able to pass four single-precision values is an unexpected benefit.
The remaining architectures (ARM and IA-64) can pass more values by register, and always at one value per register (no packing). IA-64 has more registers dedicated to parameter passing, so it can pass more than ARM.
Recommendations for codeI should note that the recommendations above do not always produce more efficient code. Even though the values can be passed in registers, every single compiler I tested (GCC 4.6, Clang 3.0, ICC 12.1) still does a lot of memory operations in some cases. It's quite common for the compiler to write the structure to memory and then load it into the registers. When it does that, passing by constant reference would be more efficient since it would replace the memory loads with arithmetic on the stack pointer.
However, those are simply a matter of further optimisation work by the compiler teams. The three compilers I tested for x86-64 optimise differently and, in almost all cases, at least one of them managed to do without memory access. Interestingly, the behaviour changes also when we replace the padding space with zeroes.
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| Plasma Active lock screen - Larger version |
Recently Martin Klapatek created the nice Firefox add-on Firemuk which stores download meta-data in Nepomuk. Vishesh Handa wrote the corresponding Nepomuk stub which does the actual work of pushing the data to Nepomuk. This is really great. Of course I already installed it.
But it made me think of some obviously forgotten Nepomuk API which I introduced in August of 2010: Nepomuk::Utils::createCopyEvent. It essentially does the exact same thing as Vishesh’s NADM, only as a library call.
Konqueror had support for download meta-data for a while now. If you want to know more about it read my blog entry Remembering downloads via Nepomuk.
Finally – for sentimental reasons – an image…
So, it's news of the day that Canonical presented Unity for Android devices ([www.ubuntu.com]). As I seen the video I thought: well, also Plasma Active can do this. The problem is that there is no porting of Plasma Active for Android platform. So I'm asking: wich are the main techincal problems we could encounter in transforming Plasma Active in an app for this system (it's not rhetorical, I'm really asking it because I don't know)?
Talking about the ethical question, sure, Android is not really FOSS. But it's the most used quasi-free system, and having Plasma Active for this system could only improve the freedom of users. It would also became a big "advertisement" for the whole KDE software compilation.
By the way, here's a video of Unity for Android in action:

COSCUP is the largest Free software event in Taiwan and based on my experience from attending last year I can certainly say that it is one of the most well organized and vibrant F/OSS events in the world. It's in the same category level as FISL in Brazil or Linux Conf Australia in my mind.
Last year I had a great time meeting members of the local KDE community as well as numerous others involved in a wide variety of Free software projects, companies and communities. One result was that Planet KDE Chinese came into being. It remains very active and full of excellent blog entries. (If you want to know how to use screenshots effectively in blog entries, I recommend a visit ..) I also made a number of new friends and found personal inspiration. I hope a spread a little inspiration in return. :)
(This is the part where you put on some awesome movie music (may I suggest the Tron soundtrack?) crank it up and read on in your best movie trailer narration voice:)
But that was last year. This year, KDE will be at COSCUP again. Only bigger. And better. And with our own speaking track.
Yes, that's right: this year we will have a KDE speaking track: one day, seven presentations. openSUSE, who we are collaborating with on COSCUP presence, will also have a speaking track.
Thanks to KDE e.V., at least two KDE community members from outside of Asia will be able to attend and share the KDE passion. (These are the kinds of key community-building and KDE-spreading events you make possible when you Join The Game.) Jos Poortvliet (openSUSE and KDE community affiliations) as well as Armijn Hemel will be there and are helping organize things.
The real story, however, is a lot closer to COSCUP. We have a great team of four people in Taiwan who are already pouring their time and energy into making this a success. We are working together to draw together the local KDE community as well as reach out across Asia to all our KDE friends and family. This simply would not be possible without them. So to Al, Max, Max and Franklin: thank you, thank you, thank you! :)
We are still working on what the speaking track will look like exactly (topics, speakers, etc) and a call for participation is forthcoming. I hope that we can use this opportunity to the fullest and catalyze the KDE community there and across Asia to whole new heights. :)
I never thought I would have dedicated a blog post to a single bug, but here I am. It has been quite an effort fixing that for good, but we made it, and I wanted to share some considerations we made while doing this.
Before I begin, let me say that bug was an incredible example of constructive feedback by our awesome users: we got plenty of relevant information in a ridiculous amount of time, so I want to thank anyone who replied and/or reported, and if you, dear reader, have an outstanding issue in your KDE desktop – this is a good example of what it takes on your side to get it fixed as soon as possible
But let’s get to the point…
The issue
Since 4.8, as you probably already know if you follow my blog, inhibition in power management got a significant boost all over the place, but most of all started to work as it should. In addition, we enforced a policy which considered a lid close action to be implicit. We didn’t consider, though, that many application implemented inhibition before 4.8, even if in fact the whole routine was broken in a relevant number of cases. Turns out that some of them were actually doing this wrong.
In addition, we found a bug in our RandR code for detecting multiple displays connected, which triggered a persistent inhibition throughout the whole session since a second display was always detected.
So, what happened in the end? Lots of users weren’t able to suspend their laptop when closing the lid, maybe even you reader. But we tackled down every cause and fixed them.
Applications
Unfortunately, there is no way we can predict whether an application will do its job or not – we can just trust them to do it right. The good news is that our awesome users found the cause in two applications – KTorrent and Apper. While for KTorrent the inhibition feature is actually configurable, so it wasn’t really a bug but a new behavior discovered, for Apper the case was different – a bug in the inhibition routine went unnoticed, and we fixed that. I heard Daniel just released a new version which contains the fix – needless to say upgrading is highly recommended.
KRandR
I am a bit sad about this since this was meant to be one of our killer features. Although, we had to face a number of problems with drivers and such when detecting a second display, as already mentioned. We managed to get to a point where most of configurations will be actually supported, and fixed a number of corner cases where inhibition was not desirable. However, in the end we will probably make this feature configurable, as some users also told us that having suspension inhibited in a multi-head setup is not what they want.
Explicit vs. Implicit
And here’s to the very root of the problem. Our power management system is smart enough to distinguish whether an event has been explicitly requested by the user, such as a button press, or it was an implicit decision from the system, such as an idle timeout. The inhibition mechanism is designed not to inhibit any explicit action, just preventing the system from undertaking an action when the user is not taking part in the decision. The reason why we considered lid as an implicit event was probably wrong, after the feedback we got; but it was mainly to prevent the system from going down when something important (software update) was going on.
Most of our users showed us that the expectation of a lid close is definitely to carry on the configured action regardless of what’s happening in your system, which is indeed something sensible. At the same time, some people were happy with the new behavior and provided some good use cases to prove this (for example, using the new applet checkbox to prevent suspension when closing the lid). In the end, my take was to make this kind of behavior configurable – in 4.8.1, the advanced options will have a checkbox which is going to define whether a lid close is going to be considered explicit or not. And by default, it will be considered explicit like in previous versions.
Conclusion (or TL;DR)
I am happy to say this annoying bug should be completely fixed in 4.8.1, and at the same time we managed to leave our users with a choice to make their PC behave as they think it should. I really hope for 4.9 we’re going to deliver a rock-solid KRandR+Power Management implementation and we’ll try really hard for that, even because that would be a neat feature for Active.
So, if you were affected by this bug and do not care about anything besides your PC suspending when your lid closes – all of this will be just a bad memory after updating to 4.8.1 without the need for you to do anything apart from the upgrade itself. Otherwise, you can restore 4.8.0′s behavior by going in the advanced options. And, in any case, do not forget to update any application which was misbehaving.
No, Apper is not winning a plasmoid (I still see no use for that)
It has been almost two years since I last touched print-manager, probably a few bug fixes but nothing big. The main reason was that when I reached the part where we add new printers I saw that it was very hard to do it like system-config-printer does, the reason is that it has a bunch of tricks to find the best driver for your printer. The ideal world would be taking the system-config-printer python code that has the smartness and put it into a C shared lib, this would be great since anyone willing to write this kind of software could use it just as we use the CUPS library which is also written in C.
I asked a bunch of people to help me on this task since it’s not a very easy task and demands time which I don’t have. I think two persons tried to help me but also due to my complex threaded code they got scared, so last week I had an idea what about making a plasmoid!? Yes, this could not only make print-manager super cool, but also could call some attention to someone willing to take the above task
So to start, print-manager was my first application I’ve made to use threads communicating by Qt queued’s calls, which make it much easier to code, the original code was really a mess since I didn’t knew CUPS nor Qt queued invocation. Thanks to this I was able to do a nice threaded code on my commercial Qt app. so as I learned some better ways to do this threaded thing I decide to improve this code first.
The code is much easier to read, basically you have a CUPS thread running it’s own event loop and all the requests you do to CUPS move to that thread process and return to the GUI thread, very simple.
I’ve never touched Plasma API nor it’s QML components, I tried to build a photo management application in QML and end up giving up to use QWidget at least until QML fits well on desktop, but for simple applications like a plasmoid it fits perfectly, in short it was not very easy to export the CUPS data through Plasma::DataEngine and QML is also a bit trick when lay outing items so tanks: sreich, aseigo and notmart
who gave me a hand to figure out what was wrong…
So check it out the cool print plasmoid:

The actions each job might have (hovering one of the buttons)

When hovering a printer it's jobs get hightlighted
As you can see the jobs with the plasmoid is pretty much done, pause/resume printer works, canceling/holding/releasing a job too. Drag and Drop is not possible yet, I have to stufy how QML handle this (if it does), so that you would be able to drag a job from on printer and drop on another…
Code is here: git://anongit.kde.org/print-manager please if you can help
no printer is needed for testing (I myself don’t have one) though I’ll need one to test the plug and add new printer…
Anyways Enjoy
Just a short note that the build-tool documentation was updated.
It now matches the 0.6 release.
I’ve made a big progress with the upcoming libkgoogle 0.3 last weekend on the Fedora KDE SIG meetings which took place in Brno. I then decided to take some rest from all this Google things and wanted to relax by working on something else. But then I remembered that some time ago I experimentally implemented the Google Reader API and…well, see for yourself.
Originally I wanted to implement my own caching mechanism for the feeds, but I soon realized that I would be just wasting my time when there already is something as cool as Akonadi.
I have written a simple Akonadi serializer for the data (took me about 20 minutes) and an Akonadi resource (that took me about 40 minutes to write). Finally I begun to write the client.
The client itself is very simple, it essentially only fetches list of streams (for those unfamiliar with Google’s terminology, stream == RSS feed) and their content from Google Reader and is able to update ‘read’ flag of one or more items. You can’t add or remove streams (maybe later).
Note: Do not try to “mark all as read” if you have too many unread items. The resource is sending a HTTP request for every single item (will be fix later, maybe…
.
But hey, what’s the difference between reading your feeds in a browser window or in a silly desktop client. To increase the level of (my) awesomeness I’ve made a Kontact plugin as well:
Btw, does anyone know how to change order of the items in the left pane? I’d like to have the reader where Akregator usually is ![]()
In the first sync, the resource fetches up to 200 latest items form each feed (I think that’s a reasonable amount), then the updates are incremental. There is no progress indication, so just be patient.
In a way it is a “replacement” for Akregator (but it lacks almost all of it’s features
, so actually it’s not…
. I suppose you don’t need to have local feeds in an RSS client when you can interact with feeds on Google Reader directly. On the other hand, it’s not a serious project, more like a preview or demonstration of power and awesomeness of the KDE technologies (it’s so simple to use Akonadi!) and all the people behind it. When libkgoogle 0.3 is out and stable, I’d like to dedicate some time to help with the Akregator port (if it’s not finished until then), so this project will just rot in git, forgotten.
As I said, this is more of a tech preview, definitely not something for daily use. I won’t be spending much time working on it, but of course, feel free to clone the repo (see below) and contribute.
How do I get this?1) You have to use libkgoogle from the experimental “reader” branch. This branch is rebased against the development branch of what-will-become-0.3, so it’s completely incompatible with the current resources from master branch.
$ cmake -DCMAKE_INSTALL_PREFIX=/usr/local -DBUILD_calendar=FALSE -DBUILD_contacts=FALSE
I recommend to install libkgoogle to some other prefix then /usr so that it does not conflict with the stable libkgoogle library, but if you feel brave enough, you can try to compile the branch with calendar and contacts resource as well, since they are mostly finished and working (and I would appreciate some feedback before releasing it).
2) Compile the Reader. The repository contains all the stuff – Akonadi serializer and resource, Kontact plugin, KGoogleReader KPart and KDEGoogleReader application (sorry for the KDEGoogleReader vs. KGoogleReader inconsistency, I couldn’t decide how to name it so I was mixing both names
)
$ git clone git://gitorious.org/kgooglereader/kgooglereader.git $ cd kgooglereader $ mkdir build && cd build $ cmake ../ -DCMAKE_INSTALL_PREFIX=/usr -DLIBKGOOGLE_LIBRARY=/usr/local/lib/libkgoogle.so -DLIBKGOOGLE_INCLUDE_DIR=/usr/local/include/ $ make $ make install #as root
Remember to replace the path to libkgoogle by wherever you have installed it. Now you should have kdegooglereader executable installed and when you restart Kontact you should see “Google Reader” in the left pane as well.
Well, I hope you like it ![]()
Between now and March we have a busy schedule for the Spark efforts.
First, I'll be at CEBIT from the 7th-9th (and part of the 6th) where Spark will be demoing at the Xompu booth (Hall 9, A50) as well as the KDE booth (Hall 2, E62). I'll also be volunteering some time at the KDE booth as a community member, so I won't be there only for Spark. Still, I'll be around and available for meetings and hallway discussions about Spark and Make·Play·Live.
I'm also working on logistics for the Americas, which is starting to come together. I will also be in Philadelphia next week for a few days of Spark-related business.
The technology side is similarly busy: we're working towards having the Spark tablet OS images ready to go. This isn't quite as exciting as it sounds as nearly all the code is already publicly available, but it's an important pre-launch step to have the image published.
The current work is divided between kernel scrubbing and interface tweaking. On the UI side we have been working on things like making all the thumbnails and other visuals in Plasma Active adaptively scalable, which QML has actually made remarkably easy. Marco has tied it into the standard KDE settings for icon sizes and changing those settings causes Plasma Active to relayout ... on the fly! We have also been identifying elements slated for Plasma Active 3 that we want to include, such as the Nepomuk-backed "file manager" written in QML, and getting the Add Ons app ready.
We'll also be unveiling the branding for Make·Play·Live and Spark next month. We're working with a great team of two very dedicated and enthusiastic designers here in Zürich who really "get" the philosophy and concepts. I can't wait to share the results with everyone!
While that continues, we'll also be progressively populating the Make·Play·Live website with content covering our goals and philosophy, Spark in detail (including a comprehensive FAQ), information on partner and volume sales plans, documentation of our community interfaces and support and our roadmap.
Combined with the organizational efforts required to make it all come together, we have a lot of work ahead of us. Thanks to everyone who has supported us and helped us get this far. What a beginning its been! What a road it shall be! :)
The response to the Spark pre-order registration program has been phenomenal. Thousands have registered and we've exchanged hundreds emails with various interested parties answering questions and receiving great feedback and input.
It has been so successful that we've reached our initial production capacity and have closed the pre-order program for now. We hope that you were able to get your registration in! If you did miss out, you can still sign up on the Make·Play·Live website to be notified when Spark becomes available for order in your area.
We did experience some hiccups along the way, including a mail server issue on Sunday that prevented confirmations being sent to some registrants. No registrations were lost, however: we've confirmed they all made it into the system. So even if you didn't get your confirmation email directly after entering your information in the pre-order form you can still look forward to receiving your priority registration order number.
When purchasing goes live, we will be sending out emails in batches to those who pre-ordered in the order that pre-orders were placed. So those who got in earlier will have the opportunity to get theirs first. Also, due to how demand ended up being geographically spread we are in the process of setting up logistics in the United States. We had thought that we could be able to service the Americas from Europe, even if that wasn't optimal, but demand is such that it just doesn't make any sense to do so. This should mean lower costs for orders in the Americas, but it also means that orders may start up to 2 weeks later in the Americas than in Europe as we have had to rearrange logistics all the way back to factory delivery to make this happen. We want the time between purchase and delivery to be roughly the same for everyone, so our delivery delay will be reflected in when ordering starts.
The roll-out plan currently looks like this:

Hi,
I’ll be short: a new Apper version is out, but don’t expect much it has only 2 new features and a bunch of bugfixes, I’ve made a small lists of what have changed:
- Added a origin column
- Added a “Installed Version” column to updater UI
- Fix bug on exiting when the origns model had changes to do
- Fix bug that prevented EULA/GPG key from being accepted
- Fix tray icon to properly show a restart action
- Fix Session Interface not to crash, and respond to button clicks when no package was to be installed
- Fix bug when clicking on a file to install
You can download it here.
I’m planning another big interface change, but I had not draw it yet since a few components are not yet clear to me how to be handled…
I was to give special thanks for Matthias Klumpp for preparing and uploading Apper’s and PackageKit’s packages to Debian (yes they are on the repos – not this version yet but his is already uploading).
I want also thank Fedora and openSUSE guys that helped testing some of the above bugs so we could fix then faster.
Enjoy this new release
This entry is rather belated, but it's been a busy few days for me. :)
On Saturday, we held the first Frameworks 5 community day on IRC. It was organized by Kevin Ottens and he did a great job of making it happen. David Faure, myself and others showed up to help people get up to speed with Frameworks 5 hacking.
It was really nice to see some new faces in the channel along with people who we have already come to know and love. :) Some attendees spent much of their visit getting their development and build environment set up and working. Others go to work on specific tasks in the code, while yet others started in on modularizing libraries that still needed it.
Personally, besides fielding questions in the channel and trying to help Kevin as I could, I worked on libkwindowsystem. This new modular library pulls the KWindowInfo, KWindowSystem (both from libkdeui) and Plasma::WindowEffects classes and their various helpers into a single library. It also resulted in some classes that had been previously exported in libkdeui becoming private: nothing was using them anywhere except by the window system classes!
There is one more class I'd like to target for similar privatization, but it's currently used by KMenuBar for global menu support. However, I believe this is obsoleted by the global menu support in Qt 4.8 and newer and if so then KMenuBar will not need this functionality in Frameworks 5. In turn that will mean another class (and perhaps even 2!) can be pulled from libkdeui as completely unused. It may also mean that KMenuBar itself is no longer needed and can be moved into a deprecation support library for Frameworks 5. We'll see how this shakes out,
In any case, the first Frameworks 5 community day was a real success, even if I was a little busier and more distracted than I wanted to be on the day it was held. Major respect for Kevin on seeing this through! We'll be doing more of these in future and you can hear about them here on our blogs (and hopefully elsewhere, too) as they are scheduled. You can also check out the Frameworks Community wiki pages which have all sorts of great details on tasks, progress and planning.
Getting involved with these days is a great way to help ensure that we get a quality set of libraries together in a reasonable time frame that we can call KDE Frameworks. :)
I’m not a designer. Yet, I am a designer. During the many years of development of the Translate extension, I have done about all things related to the development of a software project: coding, translating, documenting, testing, system administration, marketing and user interface (UI) design among those. My UI design skills are limited to personal interest and one university course. But I try to pay attention to the UIs I create, and I listen for feedback. For once we got some good feedback about the issues in the current UIs and some suggestions about how to improve it. Based on this feedback I have done two significant changes to Special:Translate – the main translation interface of the Translate extension. The first significant change is to split the page into a few different tasks: translating, proofreading, statistics and export. I implemented these as tabs. Typically the user starts from language statistics and selects the project he wants to translate or proofread. This has the following benefits:
The second change is an embedded translation editor. This feature is still in beta phase, and if we get enough positive feedback about it, we will switch over from the old popup based editor. You can test the editor by going to Special:Translate and double clicking the text you want to translate. This should prevent the hassle of moving and resizing dialogs. On the other hand it has some problems with the editor moving on the screen when you advance to next message, and it also stands out worse in the middle of the surrounding context. I’m investigating if and how we can mitigate these issues. I’ve already changed some stylings to make the editor stand out more and the whole table appear less heavy. As a bonus the embedded editor feels faster, because I’ve added some preloading. This means that when you save your translation and go to the next message, it will show up instantly because it has already been loaded.
The interesting IT news of last week is probably that the next Mac OS X version will drop support for some legacy hardware. Looking back at the history of Apple we see that this is not the first time, but that the company dropped support for old hardware quite regularly by changing the CPU architecture. This time it is different as the GPU is the reason for the drop of support.
This made me wonder what are actually the costs to support legacy hardware in KWin? While it is completely acceptable that new Windows versions and new Mac OS X versions do not run on legacy hardware, there seems to be the demand that free software has to support all kind of legacy hardware. So what does supporting legacy hardware cost for KWin?
What’s important to remember when asking this question is that supporting legacy hardware has nothing to do with supporting low end hardware. That is supporting OpenGL ES 2.0 hardware is in fact an improvement as most of the code is shared with the OpenGL 2 backend, but supporting OpenGL 1.x hardware really requires different code paths. So optimizing for low end hardware improves the overall system while optimizing the legacy hardware might in fact decrease the quality of the overall system.
So what is the legacy hardware we are facing with KWin? Well basically anything not supporting at least OpenGL 2.0 and not supporting non-power-of-two (NPOT) textures. The latter ones are really causing headaches as we are unable to develop for it and have broken support for it during the last release cycles.
Up until recently Mesa did not support OpenGL 2, but this is nowadays no problem any more, so we can be sure that if OpenGL 2 is not supported, the hardware is lacking features. On ATI/AMD OpenGL 2 has been supported since the R300 (with limitations in NPOT support) which got released in 2002. On NVIDIA OpenGL 2 has been supported since NV40 which got released in 2004. On Intel OpenGL 2 has been supported since I965 which got released in 2006. (All this information is taken from KWin code)
This means if I talk of legacy hardware it means hardware which is at least six years old. Supporting such hardware comes with some costs. E.g. on Intel you have the problem that you cannot buy the GPUs, that is you have to get a six year old system just to test. With ATI I faced the problem that even if I wanted to test an old R200 I cannot install it in my system because my system does not come with an AGP socket anymore – the same holds true for old NVIDIA systems.
So the only possible solution to test on real hardware which is not OpenGL 2 capable means to use hardware as old as the GPU to test. As there is the saying that free software development is about “scratching his own itch”, I must admit that I cannot scratch any itch with running legacy hardware. Especially not when I want to develop. I have a rather powerful system to not have to wait for compile jobs to finish. Developing on a several year old single core system with maybe a gigabyte of RAM is nothing I want to do.
So in fact we cannot develop for the legacy hardware. Now let’s have a look at the costs for us to have legacy hardware support. In KWin this comes as the OpenGL 1.x backend and to a certain degree also as the XRender backend. XRender has a some usefulness without considering legacy hardware as it provides translucency for virtual systems. Nevertheless we should consider it as a legacy support system. According to SLOCCount the XRender backend has a size of about 1000 lines of code. But I can only count the discrete source files for XRender. It does not consider the branches in other code pathes and so on.
Getting an overview of the OpenGL 1.x related code is rather difficult. SLOCCount cannot help as the code just uses different code branches in the same files. Looking at the code it is clear that there are several hundred lines of code dedicated to OpenGL 1.x. This is unfortunately also scattered around many files. Overall about 5 % of our core code base is dedicated for supporting legacy hardware. All OpenGL 1.x related code is also ifdefed to hide it from the gles backends. So each dedicated OpenGL 1.x call comes with an additional ifdef and in many effects there is a branch for OpenGL 1 and for OpenGL 2.
To sum it up: we have increased complexity, increased maintenance costs and lots of code just for OpenGL 1.x related hardware which we cannot really test. So a rather bad situation. Additionally it is nothing which we can continue to support in the future. Neither Wayland nor Qt 5 will make sense on such hardware (XRender based compositing might still make sense with Qt 5, but as the name says not with Wayland).
Given this the logical step would be to remove the OpenGL 1.x related code completely. This would of course clash with the demand of some user groups thinking we have to run on old legacy hardware. In the case of Intel GPUs it might be in fact true that there is still a larger number of users around – this is of course difficult to judge.
Another real issue for removing is that the proprietary ATI driver (aka Catalyst/fglrx) only provides a decent compositing performance with indirect rendering restricting the available API to OpenGL 1.x. So removing OpenGL 1.x support would mean removing OpenGL compositing support for all fglrx powered systems even if the GPU supports OpenGL 4. But to be honest: given that the radeon driver has no problems with OpenGL 2 on the same hardware, I would not mind removing support for proprietary drivers.
What might be a nice solution to this problem are the llvmpipe drivers in Mesa which hopefully provide a good enough experience without hardware support. At least Fedora wants to use llvmpipe drivers for GNOME Shell. As soon as Mesa 8.0 hits my Debian testing system I will evaluate the usage of llvmpipe drivers for KWin as this will hopefully improve our experience on virtual machines. If I am satisfied with the performance, I will be tempted to remove the OpenGL 1.x based legacy code…
The Libre Graphics Meeting is the annual event for open source creative graphics software. It greatly helps in improving the open source software stack through lots of talks, discussions, round tables, work shops and wonderful face to face meetings. There is always a great mixture of developers, artists, writers, translaters and interested people present, who come together in a very friendly and inclusive atmosphere. We had in the past always a OpenICC round table, when I was at LGM, and discussed various topics and planed around colour management. That should happen this year again with many ideas coming up.
To get people from all over the world to Europe, we need your help:
Sirko has created another pledgie:
It might be these magic moments which keep one returning to sit in front of the computer: you once again change a few lines here and there, like done before, and out-of-a-sudden something consistent appears on the screen, instead of random lines and dots.
This has now happened a few times since I started to try to import my old Corel Draw v4 files in Calligra. Just, one quickly gets used to what one has achieved, on the week-end I was happy to see this (cmp. the initial picture):
But that picture is still not exactly the one I remember, no wonder, there is quite some data which is not yet interpreted on reading the CDR file. For example in the transformation data so far only the x and y translation information was used, the other values did not yet make sense to me.
But after starring for some time at the corresponding bytes from my files today I finally seem to have found out how those floating values are stored:
Never seen that storing approach before
Just wondering how a negative value < 0.0 would be stored that way, maybe such a value is not to be expected here?
Using this interpretation gives me something which is quite close to what I remember:

But there are other files which still render awfully. So not yet done here. Also, with some v5 files around I need to look into that format version as well, and also see how all this code work could be integrated with libcdr, so it lives on.
IconView::itemSize() - when the text width is used to calculate the item frame width, this is noticeablekdelibs/plasma/widgets/iconwidget.cpp - same as (2), but for the Icon widgetair/widgets/viewitem.svgz - now that was one hell of a bug!viewitem.svgz (the frame you see around the FolderView icons), which was 9px wide as opposed to all the other border elements (8px). Now what? Marco Martin found out that the PNG of the shadow for that element was incorrect and 9px wide instead of the required 8px. And I was digging through the source of the Plasma::FrameSvg class. All I needed was in fact to get an SVG expert to have a close look at viewitem.svgz. Thank you a lot Marco!FolderView class, though Marco still insists it's my bugfix ;). When the applet is on the desktop, the outer frame will be immediately repainted on Plasma theme change, just as it should beconfigChanged() - icon flow settings will be applied when you click "Apply", as they should beFolderView::init() - don't lose the custom icon size settings between plasma restartsKGlobalSettings category, SETTINGS_STYLE, which is currently only used when the graphic effects level changes - you're welcome to notify about style configuration changes using this category.
I just released the first release candidate of the build-tool 0.6 series. It is a release with many changes. Therefore beware that i did not call it a release candidate lightly. It is possible that things break using it.
If you want to test it use gem update|install --pre build-tool. Then make a backup of your $HOME/.build-tool folder and remove all *.db files in that folder. The last step is to switch your recipe to the branch build-tool-0.6.
New Features Command: recipe edit
$ cd $HOME/.build-tool/recipe/kde $ git checkout origin/build-tool-0.6
This command makes it easier to edit the recipe override file. It either opens a editor for the file or a file browser for the directory with the file. It uses xdg-open to do it.
Command: module cleanupThe command helps in removing the build and source directory of a module. Be careful when using it because you could lose unpushed / uncommitted changes if you do. Use on your own risk.
Keep in mind that build-tool can only remove modules it knows about. If a module falls out because of a recipe change you have to remove the module before the recipe is updated. Best workflow is the following:
Global Options: --ionice and --nice N
# Update the recipe and show changes $ kde-build recipe incoming --fetch # Scan the commits and search for deleted or renamed/moved/changed vcs modules. $ kde-build module cleanup --rm-both MODULES # Update the recipe (NO FETCHING) $ kde-build recipe incoming --rebase
When given build-tool sets its nice value to N and its ionice value to idle. Use like this kde-build --nice 10 --ionice build -u KDE/kdelibs.
The module status (enabled/disabled) moved into the database. To enable or disable a module use the new command module enable|disable MOD|GROUP. On first run the current settings will be migrated into the database. Afterwards remove all module enable|disable ... lines from you recipe override file (command recipe edit).
The feature status (enabled/disabled) moved into the database. To enable or disable a feature use the new command feature enable|disable MOD|GROUP. On first run the current settings will be migrated into the database. Afterwards remove all feature enable|disable ... lines from you recipe override file (command recipe edit).
The content of the file RECIPE.yaml moved into the database. On first run the values will be migrated into the database and the file will be renamed.
The new command configuration list [VARIABLE]... shows the current value of all (default) or the given variables.
To edit configuration values use the new command configuration edit [VARIABLE]... which will open a editor with the all variables or only the ones given on commandline. After you made your changes write the file and the changes will be written back to the database.
I know that the new layout is much less readable than the old file. I use yaml as before but because of technical reasons it looks much worse. I am trying to come up with an improvement.
Improvements Show list of commits on rebaseIf you are interested in an overview of the commits you get when updating specify one --verbose option to the build command. Beware that the list can get long.
If you only have a small amount of active modules use :all to specify them all at once.build :all build them all for example
Most of the help texts have been reworked and improved dramatically. If you still see area for improvement somewhere tell me.
Command: lsmodMuch improved output.
lsmod --broken shows all currenly broken modules (last build failed).
lsmod --no-sort shows modules in order of declaration, which is the same as build order.
lsmod --all shows all modules including inactive ones.
lsmod --disabled shows only disabled modules.
Much improved output. Shows only active feature by default.
lsfeat --all shows all features including inactive ones.
lsfeat FEATURE shows all modules associated to the given feature.
The command was improved dramatically and now removes old cruft much better.
Build inactive modulesIt is now possible to build inactive modules as long as the associated feature is active when the command is give explicitly on the command line. This makes it possible to trigger them manually while not getting them with groups. Technical Changes Build-tool uses branch from recipe
Build-tool no longer uses master to follow a recipe. The used branch is named build-tool-[MAJOR].[MINOR]. It is therefore easier to support more than one build-tool version at the same time. If you use the build-tool incoming command the change has no affect on you. If you rebase the recipe manually keep that in mind.
Build-Tool now uses ActiveRecord of rails fame. It is therefore necessary to recreate the database from scratch. The new database will be written under a new location to make it easier to switch back to an old build-tool version.
Unit Test are backThe switch to ActiveRecord made it possible again for me to enable unit tests again. I was unable to do that with the old database layer. Many new test have been done.
Le projet DragonFly BSD est heureux de vous annoncer la sortie de la version 3.0 de l'OS à la libellule.
DragonFly BSD est un fork de FreeBSD qui est apparu en juin 2003, pour continuer le développement de la branche 4.x de FreeBSD.
Le développeur principal du projet, Matt Dillon, jugeait que le système de threading de FreeBSD 5 n'allait pas dans la bonne direction. À la place, DragonFly utilise un système de serializing tokens et surtout un système de threads noyaux légers nommé LWKT. DragonFly inclut également le système de fichiers à haute disponibilité Hammer.
Le code du système de fichiers HAMMER a été revu et les opérations de « flush » de données sont maintenant plus rapides. Alors qu'auparavant il existait des situations où HAMMER était submergé par le nombre d'opérations (stalling), ce comportement pathologique a été corrigé.
DragonFly BSD 3.0 incorpore l'outil tcplay qui permet de gérer le chiffrement des volumes sur le disque. À noter que le format de chiffrement proposé est entièrement compatible avec le très populaire (mais non libre) TrueCrypt.
Toujours dans le domaine de la cryptographie, le sous-système dédié crypto(4) a été complété et de nouveaux algorithmes font leur apparition (AES-GCM, Twofish, Serpent, Twofish-XTS et Serpent-XTS).
Après un gros travail sur l'ACPI et sur le gestionnaire des interruptions, le noyau SMP (multiprocesseur) de DragonFly est maintenant installé par défaut.
En ce qui concerne les programmes en espace utilisateur, l'allocateur mémoire nmalloc de la bibliothèque C a été remplacé par dmalloc. Cette version autorise une meilleure montée en charge.
On note également l'intégration de patchs visant à utiliser l'outil de transformation de code Coccinelle.
En ce qui concerne les évolutions à venir on peut noter que Matt Dillon, toujours bouillonnant d'idées et de projets, a entrepris une réécriture complète du système de fichiers HAMMER.
Le futur HAMMER 2 a déjà sa branche Git dédiée et un document décrivant son design est disponible. Comme ZFS et Btrfs, le choix s'est orienté vers une architecture de type COW (copy-on-write).
En résumé nous pourrons utiliser en 2013 un système de fichiers au code simplifié, mais offrant plus de fonctions et surtout n'étant pas soumis aux mêmes limitations que son prédécesseur.
Un peu plus d'un an après la sortie de la version majeure 6.0, la version 6.1 du progiciel de gestion intégré libre OpenERP vient d'être publiée.
Pour rappel, OpenERP (anciennement TinyERP) est un Progiciel de gestion intégré libre offrant aux entreprises, collectivités et associations, un outil qui leur permet de gérer en un seul endroit un grand nombre d'aspects de leur gestion administrative. OpenERP est écrit en Python_(langage) et repose sur le moteur de base de données PostgreSQL.
Des fonctionnalités de partage des informations à des tiers ont été ajoutées. Il est par exemple possible de permettre l'accès aux données d'un projet en cours à un sous-traitant ou de permettre à un client de consulter les factures qui lui correspondent et de les imprimer.
La refonte de l'interface Web riche en javascript permet en outre d'intégrer n'importe quelle partie de l'interface d'OpenERP à site Web tiers.
Des fonctions d'Échange de données informatisé font leur apparition, permettant à un partenaire d'importer des données (par exemple une facture) le concernant dans son propre système OpenERP ou progiciel tiers (au format JSON), et même d'effectuer le paiement en ligne.
Une interface mobileUne nouvelle interface conçue pour l'utilisation sur les terminaux mobiles de type smartphone fait son apparition. Basée sur le framework JQuery Mobile, elle ne permet pour l'instant que la consultation en lecture seule des informations.
Une interface destinée aux points de ventesUne nouvelle interface dédiée aux points de ventes à écran tactiles, tablettes et autre dispositifs de caisse interactifs est inaugurée dans cette version d'OpenERP.
Cette fonctionnalité très demandée permet d'utliser un lecteur de codes à barres, de sélectionner des produits par catégorie/sous catégorie, la recherche par nom de produits et peut fonctionner hors-ligne et se synchroniser automatiquement lorsque la connexion avec le serveur est rétablie.
De nouveaux boutons de raccourcis font leur apparition, permettant de créer plus intuitivement de nouveaux documents et de nouveaux enregistrements directement à partir de leur saisie dans les champs de données.
De même, une installation fraîche d'OpenERP inclut dorénavant une configuration minimale des modules, basée sur les bonnes pratiques et les utilisations les plus courantes observées chez les utilisateurs.
L'installateur et l'assistant de configuration ont été repensés afin de faciliter la compréhension par les nouveaux utilisateurs, en demandant moins de détails sur la société à gérer et en se focalisant sur les informations absolument nécessaires.
La page d'installation des modules propose par défaut une installation sous forme de « thèmes ». Par exemple, un clic sur le thème « Ventes » installera tous les modules nécessaires à la gestion des ventes, et vous dirigera ensuite automatiquement vers ce module configuré et prêt à l'emploi.
L'importation des données dans OpenERP à partir de sources tierces a été améliorée. En effet, un assistant fait son apparition permettant de facilement faire correspondre un fichier de données au format csv au schéma de données OpenERP.
À noter aussi l’existence de fonctions d'importation automatisée des données depuis SugarCRM et Google Calendar.
La configuration des paramètres de connexions pour l'envoi et la réception de courriels est maintenant unifiée, ce qui met fin à la duplication des configurations pour les modules tirant partie de ces fonctions de courriels.
Refonte du module de paieLe module de gestion de paie a été repensé, afin d'être plus flexible et s'adapter ainsi plus aisément aux spécificités de chaque pays et de chaque entreprise.
Ré-écriture de l'interface WebL'interface Web d'OpenERP a été entièrement ré-écrite et fait dorénavant la part belle à la technologie Javascript, sans non plus bouleverser son apparence et l'expérience utilisateur.
Parmi les conséquences, on peut noter qu'elle offre plus de fonctionnalités avec moins de code, et est plus rapide que l'ancienne implémentation de la 6.0.
Au niveau des améliorations se trouve aussi la possibilité de personnaliser les tableaux de bord directement depuis l'interface avec de simples glisser-déposer, ainsi que l'arrivée d'une nouvelle forme de présentation des données, la vue « kanban ».
De gros efforts ont été fait afin de rendre OpenERP compatible avec Web Server Gateway Interface qui permet de recourir à des serveurs d'application python tels que Gunicorn et uWSGI facilitant une implémentation extrêmement robuste d'OpenERP sur les serveurs, un bien meilleur contrôle de l'assignation des ressources matérielles et une simplification de la mise en place de mécanismes de réplication et de répartition de charge (les serveurs d'applications proposant souvent de telles fonctionnalités).
Support et durée de vieIl faut noter que la version 6.1 d'OpenERP n'est pas estampillée LTS (Long Term Support), et qu'à ce titre le support par l'éditeur (la société OpenERP s.a.) n'est garanti que jusqu'à la prochaine version, soit pendant environ 6 mois.
En revanche, la version précédente 6.0, publiée en janvier 2011, bénéficie d'un support LTS. La politique de l'éditeur est de garantir le support de trois versions LTS en parallèle, soit selon les prévisions de publication un support d'environ quatre ans.
Canonical a annoncé « Ubuntu pour Android ». C'est une distribution logicielle de Unity tournant sur un noyau Android : elle est active lorsque l'appareil est branché à un dock et une télévision. Un environnement de bureau est donc disponible entièrement sur l'appareil de poche portable, avec tous les fichiers qui vous suivent.
Les smartphones Android haut de gamme sont effet de plus en plus puissants, avec déjà une foultitude de dual-core sur le marché, et les quad-core qui n'attendent que leur heure. C'est donc une machine puissante qui se trouve dans la poche.
Un des gros avantages par rapport à un laptop, c'est un gain de masse considérable, puisque l'on se sépare de son sac à accessoires (chargeur, souris, câble de sécurité, etc.) : il tient dans la poche intérieure du manteau.
Un autre avantage évident est tout de même de disposer de toutes les données sur l'appareil, à transporter soi-même : contacts, agenda, etc. Ce qui va un peu dans le sens opposé des entreprise du net à ce jour, qui consiste à tout pousser vers le « cloud ». Cela n'empêche en rien la sauvegarde, de rigueur, dans tous les cas. Cela dit, le cloud est la sauvegarde du fainéant.
Pas toujours évident d'avoir le wifi, en revanche plus facile d'avoir l'accès internet par le réseau mobile (GPRS, EDGE, 3G, 4G, 5G, etc.).
Autre truc sympa, c'est d'avoir les notifications en grand, comme les appels entrants, sans doute le type de notification le plus important sur un « téléphone » (n'est-ce pas ?), mais aussi les SMS/MMS et toutes autres.
Le processeur est donc la clé, puisque le fossé entre smartphones et laptops se resserre : les smartphones deviennent plus puissants et les laptops consomment moins. En revanche, c'est en mémoire que l'on risque d'être un peu court pour les applications gourmandes de bureautique et développement.
Ce type d'appareil n'est pas tout à fait nouveau, puisqu'on avait déjà le smartphone Motorola Atrix, avec son dock/laptop, ou encore le Cotton Candy, dongle USB.
TechniqueLes applications par défaut sont :
Cet environnement nécessite au minimum :
Techniquement, Ubuntu pour Android ne tourne pas sous Dalvik, mais il se partage le noyau Linux sous-jacent avec ce dernier.
Voici pour terminer une petite vidéo de démonstration.
L’exploitation des auteurs morts par les Majors de la culture nuit à la création, empêchant la diffusion d’une traduction, ou la représentation d’une pièce de théâtre.
Le domaine public est en train de disparaître, on le cède irrationnellement à des Majors. Les licences libres constituent-elles la seule alternative pour les auteurs qui ne souhaitent pas que « leur mort nuise » à l’exploitation de leurs œuvres et au domaine public ? Il y a urgence à soutenir de nouveaux entrepreneurs innovants sur de nouveaux modèles de diffusion, respectueux des auteurs et de leur public.
L’article du Journal des Arts : « Le droit d’auteur et ses abus » publié en septembre 2003 entre étrangement en écho avec l’affaire François Bon et Gallimard, on se demande même s’il ne l’anticipait pas.
Tous ces débats sur les abus du droit d’auteur ne sont pourtant pas nouveaux. La metteuse en scène Myriam Saduis s’est vu interdire dernièrement de jouer au festival d’Avignon la pièce d’Ingmar Bergman « Une affaire d’âme » parce que la Fondation Bergman avait vendu les droits exclusifs d’exploitation en France à la metteuse en scène Bernadette Acolas et ses producteurs.
L’histoire se répète … Les éditions Gallimard font retirer du site publie.net la traduction de François Bon du "Vieil homme et la mer" d’Ernest Hemingway en faisant valoir l’achat des droits de l’œuvre auprès de la succession d’Hemingway.
La vente de l’exploitation exclusive du droit d’auteur à des entreprises culturelles est une atteinte au droit d’auteur lui-même. Il semblerait que la traduction de François Bon soit meilleure que la traduction de 1954 de Gallimard. Interdire cette traduction, n’est-ce pas porter atteinte au droit moral de l’auteur ; peut-on faire parler les morts ? C’est toute l’absurdité de la cession des droits patrimoniaux de l’auteur qui confère aux éditeurs un pouvoir que l’on devrait leur interdire.
Il est regrettable que les intérêts commerciaux dominent les choix esthétiques. La concession faite de l’exploitation des œuvres à la mort de l’auteur à des entreprises culturelles devrait être interdite ou rigoureusement limité.
Il serait souhaitable que dès la mort de l’auteur, ses œuvres soient élevées au domaine public, ce qui n’empêcherait d’ailleurs nullement leur exploitation commerciale : l’exploitation des œuvres de Molière, Racine, Bach etc. font vivre des milliers de projets artistiques.
Pourquoi le politique s’est-il autant inféodé au pouvoir des lobby culturels pour imposer périodiquement par des lois un allongement des droits d’auteurs ? L’exploitation des œuvres d’auteurs morts ne s’apparente-t-elle pas clairement à une concession de droits féodaux que tout intellectuel des lumières a combattus, et nous leurs héritiers devrions combattre ?
« Voilà longtemps que le droit d’auteur n’est plus l’héritier de celui qu’avaient inventé les Lumières, mais est devenu le moyen des industries culturelles pour imposer leur loi. » écrit Hubert Guillaud dans son analyse du différend opposant Gallimard et François Bon.
Le domaine public est-il en train de disparaître dans l’indifférence générale ?
Le domaine public est en train de disparaître… Vincent Noce l’auteur de l’article « Le droit d’auteur et ses abus » constate : « Désormais, tout le monde se sent « propriétaire » d’une œuvre et demande des comptes, plasticiens ou littérateurs, mais aussi les architectes avec leurs fontaines, les musées avec leurs tableaux, les municipalités avec leurs églises, voire les parcs naturels avec leur paysage. Tous oubliant allègrement que ces biens appartiennent au patrimoine public. Et que leur dissémination fait partie de leur mission éducative. »
Comment comprendre que le Ministère de la Culture ait accepté d’interdire les prises de photographie et les films aux visiteurs du Musée d’Orsay ? La raison avancée par la section CGT des musées fait frémir : pour augmenter la vente des cartes postales et des catalogues.
Quel prix les peuples auront-ils encore à payer pour préserver « cette économie de la culture » ? Cette économie si nuisible aux auteurs contemporains et aux publics.
Ernest Hemigway s’est suicidé en 1961 et les droits du livre « Le vieil homme et la mer » appartiennent jusqu’en 2047 à son éditeur Scribner dans le fond appartient désormais à CBS corporation. La société Scribner a vendu les droits de traduction en français à la société Gallimard. Il est désormais interdit à quiconque jusqu’en 2032 de proposer des traductions en français de ce livre. (1)
Pourquoi investir sur des auteurs vivants quand les morts sont aussi rentables ?
Il a été maintes fois démontré que l’allongement du droit d’auteur et des droits voisins profite essentiellement aux producteurs et nuit aux auteurs contemporains. Car enfin pourquoi investir sur des auteurs vivants quand les morts sont aussi rentables ?
Jamais la précarité du monde de l’art « des vivants » n’aura été si visible. En témoigne l’appel pour la création du Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles, auquel ce texte se fait indirectement l’écho, appelant à une manifestation le 24 février 2012 pour dénoncer :
L’appel demande le dégel des crédits 2012 soit 47 millions d’euros consacrés à la création et 20 millions d’euros à la transmission des savoirs et la démocratisation.
Intéressant au demeurant de comparer les subventions demandées par le Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturelles avec le coût de l’Hadopi estimé globalement à 70 millions par le Conseil général des technologies de l’information.
À l’heure où le secteur de la culture traverse une crise sans précédent, il serait temps de chiffrer en plus de la Hadopi combien l’explotation économique des artistes morts par l’industrie coûte aux citoyens.
Combien le contribuable paye-t-il pour que les bibliothèques, les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les conservatoires etc. aient le droit de diffuser des œuvres d’auteurs morts comme Maurice Ravel, Albert Camus etc. ?
Qui peut encore croire que l’argent moissonné par les industries culturelles sur l’exploitation des « artistes morts » sert à produire « des artistes vivants » ? Quand cela permet de rémunérer principalement les actionnaires de ces industries.
Il faut avoir à l’esprit que le secteur de l’économie culturelle a profondément changé, les acteurs se sont raréfiés à une dizaine d’acteurs qui se partagent de par le monde la majorité des œuvres culturelles. L’allongement des droits d’auteurs profite majoritairement à des Majors comme Walt Disney.
Le piratage des auteurs morts nuit-il à la production des auteurs vivants ?
Devant les abus d’exploitation du droit des auteurs morts, on pourrait se demander si « le piratage » de leurs œuvres ne constituerait pas, au fond et en vérité un profond hommage que l’on rendrait à ses auteurs ? Peut-on sérieusement imaginer Léo Ferré, Georges Brassens, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Guy Debord, Marcel Duchamp, défendre les droits des Majors ?
Ernest Hemingway est mort en 1961, voilà déjà 41 ans que Scribner-CBS corporation jouit exclusivement seul de l’exploitation de ses droits, doit-on leur accorder 35 ans supplémentaires ? Cela n’a pas de sens.
Il ne suffit plus de dénoncer les abus, les aberrations du droit d’auteur, et les conséquences mortifères sur l’instruction et la création. Il faut aussi démontrer ses dangers sur l’économie de l’art vivant.
À ceux qui arguent que le piratage nuit à l’économie de la culture, « nous » répondrons que c’est l’allongement toujours plus excessif des droits d’auteurs.
On aura fait dire tout et n’importe quoi pour justifier la mise en place de la loi Hadopi.
Aucune étude n’a démontré les dangers du piratage sur l’économie de la culture. La plupart (nous parlons bien sûr des études scientifiques et/ou indépendantes) concluent tout au contraire, jusqu’à une étude publiée sous l’autorité même de la Hadopi, qui constate que les plus gros téléchargeurs sont en même temps les plus gros acheteurs d’oeuvres. Si l’industrie de la musique peine à trouver des alternatives à la fin du support CD en sommes-nous responsables ? Quant à l’industrie du cinéma, jamais elle n’a gagné autant d’argent.
C’est le domaine public et en conséquence les citoyens qui sont victimes de cette guerre des Majors pour préserver leurs profits sans innover et restant sur un modèle dépassé. Les politiques qui ont choisi d’être les complices des Majors en imposant des allongements des droits excessifs devront rendre des comptes aux générations futures.
Il est de fait inquiétant que les deux principaux partis qui sont candidats à gouverner la France soient autant soumis à l’industrie culturelle, et les hésitations de François Hollande sur l’abrogation d’une loi qui n’aura rapporté aucun centime aux auteurs ne sont pas de bon augure.
De nouveaux modèles d’industries culturelles, respectant les auteurs et leurs publics, sont possibles.
A contrario le mouvement des licences libres concomitantes de l’avènement d’Internet, invente de nouveaux modèles, expérimente de nouveaux rapports entre auteurs et public.
Plusieurs expérimentations ont lieu pour associer le public à la production d’œuvre artistique.
Les artistes se réapproprient les questions centrales de l’économie de l’art, sur sa valeur d’échange, sa valeur d’usage. Il faut lire les réflexions d’Antoine Moreau pour sortir des logiques mortifères que nous imposent les Majors, et se débarrasser de cette odeur de cadavre d’auteur mort qui empoisonne aujourd’hui la création contemporaine.
Il est temps d’encourager de nouveaux modèles d’entreprises artistiques en phase avec leur siècle, respectant les auteurs et leurs publics.
L’économie numérique culturelle est à inventer, la multiplication et la diffusion des œuvres audio ou vidéo ne coûtent presque rien. Tout le monde copie, distribue des fichiers numériques, les transferts de son téléphone à son ordinateur. Il est impensable de vouloir reproduire sur ce qui est abondant une économie de la rareté. Toutes les tentatives autour des DRM, des technologies voulant artificiellement recréer de la rareté dans l’univers numérique sont vouées à un échec coûteux et dommageable pour tous.
Il faut créer des pépinières d’entrepreneurs numériques culturelles
On ne peut créer de la rareté artificiellement, l’avènement du numérique permet une nouvelle diffusion des œuvres culturelles, c’est partant de ce constat qu’il faut innover.
Benjamin Bayart, président de FDN faisait remarquer lors de la conférence « Hadopi Versus Licence Globale : Quels enjeux ? » qu’il était facile de créer une librairie dans le monde physique et quasi impossible dans le monde numérique.
Si dans le monde physique les industries culturelles ont le monopole de la distribution des œuvres (chaînes de télévision, réseaux de distribution auprès des grands magasins), elles ne peuvent l’avoir sur Internet. C’est une chance pour des millions de nouveaux entrepreneurs, encore faudrait-il les soutenir et leur permettre de vendre les œuvres détenues par les Majors.
La voie ouverte par des collectifs de réalisateurs comme Kassandre est une chance pour les partenaires publics désirant préserver une société du partage plutôt qu’une société de la privatisation de la connaissance.
La licence globale aura été certainement la pire erreur défendue par les associations de libertés numériques, tout d’abord parce que l’on ne crée pas une proposition pour répondre à un non problème : car il n’est pas démontré que le partage non légal des œuvres nuise à l’économie culturelle, ensuite parce que la nouvelle taxe qu’elle se propose de créer servira majoritairement à soutenir « cette industrie mortifère ».
Le domaine public doit redevenir une préoccupation centrale
Il y a urgence à explorer de nouvelles voies, il n’est pas possible que les droits d’auteurs nuisent autant à la création et empêchent des traductions de voir le jour ou des pièces d’être jouées.
La voie expérimentée par les auteurs diffusant sous licence libre se doit d’être plus soutenue par les pouvoirs publics, pour à terme redéfinir un droit d’auteur pour les auteurs et non pour les Majors.
Jérémie Nestel (Président de l'association Libre Accès)
(merci à Joseph Paris et bituur esztreym pour leur relecture)
(1) 2032 en France et non 2047 car selon l’Art. 123-12 du CPI, « la durée de protection est celle accordée dans le pays d’origine de l’oeuvre sans que cette durée puisse excéder » celle prévue par la loi française, cf. [www.slate.fr]...
Linux Libertine est une police de caractères sous licence GPL/en:OFL, c’est la police libre dont est fait le logotype de Wikipédia. De ce fait, elle est, quoiqu’indirectement, la police libre la plus en « vue » du monde.
La première partie de cette dépêche présentera la police en elle-même tandis que la seconde fera la part belle à l’entrevue du 19 février que j’ai eu avec Philipp H. Poll, créateur de cette police.
Créée fin 2003 par Philipp H. Poll, Linux Libertine est une police avec empattements — dite serif — dont le style semble être tirée d’un livre du XIXe siècle. Elle permet de gérer plus de 2 000 caractères présents dans Unicode et couvre ainsi une grande quantité de langues : le français, l’espagnol, le grec, le cyrillique, le danois, l’alphabet phonétique international, etc.
Celle-ci comprend plusieurs styles plus ou moins communs :
Regular, style de base dont l’utilisation est recommandée pour des tailles de 10 à 12 points :
Italic, style utilisé pour marquer l’emphase d’un passage du texte :
Bold, « gras » en français, qui est majoritairement utilisé pour marquer l’emphase dans les titres. Une version Bold Italic existe également :
Small Capitals, « petites capitales » en français, principalement utilisées pour les noms de personnes ou des titres :
Display, style identique au regular mais dont les dessins sont plus adaptés à des tailles élevées (typiquement au-delà de 18 points) :
Initials, style réservé aux jolies lettrines que l’on peut mettre en début d’article par exemple :
Une autre police est née dans la même fonderie numérique : Biolinum. Cette dernière est une linéale — dite sans-serif.
Son nom indique que l’auteur a voulu lui insuffler la vie d’une certaine manière. Cette police est proposée dans les style suivants :
Regular :
Italic :
Bold :
Small Caps :
Keyboard, un style un peu spécial puisque chaque lettre est représentée comme si elle appartenait à un clavier d’ordinateur :
Ces deux familles de polices sont fournies aux formats TTF/OTF et WOFF et proposent également des ligatures, les chiffres dits « français » et même une mascotte de Tux !
Pour l’utiliser dans vos documents, LibreOffice devrait pouvoir vous aider ou bien XeLaTeX.
L’entrevue avec le créateurCette entrevue a été menée en anglais par courriels. La version ci-dessous a été traduite en français par mes soins. Néanmoins, la version originelle se trouve dans les commentaires de cette dépêche.
— Pouvez-vous vous présenter et parler un peu de votre parcours ?
Et bien, j’utilisais Linux et des logiciels libres depuis plusieurs années quand je me suis rendu compte que je pouvais contribuer en dehors de la programmation (ce qui ne m’a jamais inspiré). En 2003, alors que j’étais étudiant, je me promenais dans Berlin (qui est, notons-le, une ville d’artistes et de typographes) et certains de mes amis m’ont inspiré pour dessiner des polices de caractères.
En septembre j’ai alors décidé d’inscrire le projet Libertine au sein de Sourceforge.net.
Il y a beaucoup de personne qui aident grâce à des rapports de bogues agrémentés d’exemples pour apporter des corrections. Cependant, la partie « dessin » m’est souvent dévolue… malheureusement il est assez difficile de trouver des personnes qui ont du talent pour dessiner des polices.
— D’après le site Web linuxlibertine.org, le projet à démarré en 2003. L’inspiration vous est-elle venue à ce moment-là ou est-elle le fruit d’un travail en amont ?Et bien, je cherchais des outils avec lesquels je pouvais travailler quand j’ai découvert que FontForge (qui portait alors le nom de PfaEdit) était exactement ce dont j’avais besoin. J’ai alors enregistré le projet sur Sourceforge et j’ai commencé à dessiner le premier caractère de Libertine. Ce fut un processus de dessin, d’apprentissage, de comparaison et de remise en question permanent.
— La famille de police Libertine est basée sur Times New Roman. D’autres polices vous ont-elles inspirées ?
En fait, pas vraiment. Pour tout dire, je n’aime pas du tout Times. La police Times a été créée dans les années 1930 pour être lisible sur du papier de faible valeur, qui pouvait présenter des taches et dont la lecture devait être correcte en cas de faible lumière. Elle manque cruellement de vie et d’élégance ; elle est également bien trop utilisée. Le lien avec la police Times vient plus de mon intention de créer une police qui puisse être utilisée dans autant de situations que Times l’est.
J’ai également été inspiré par Janson, Palatino et bien d’autres polices modernes.
Je recherche la renaissance de la vivacité dans les polices de caractères. En outre, je travaille à l’amélioration de la qualité visuelle des caractères grâce à de nombreuses impressions papier. La gestion de langues minoritaires est très important pour moi. En effet, il existe beaucoup de caractères spéciaux qui ne sont pas inclus au sein des polices principales des grandes entreprises. Ceci est dû au fait que les groupes de personnes qui ont besoin de ces caractères ne sont pas économiquement intéressants. L’alphabet africain en est un exemple.
Quand, en 2010, Wikipedia décida de changer la police de son logo pour Libertine, principalement grâce à l’étendue des langues prises en charge par celle-ci, ce fut un grand succès pour notre projet.
En effet, je travaille sur une police monospace. Cependant, les contraintes inhérentes à une telle police font qu’il est difficile de dessiner quelque chose de typographiquement élégant. Justement, j’ai commencé par un fork de Biolinum mais j’ai ensuite décidé que j’aurais besoin d’empattements pour contrôler le « gris » des caractères (le gris typographique représente l’élégance du remplissage de l’espace par les caractères, on parle souvent du gris d’une page pour un livre par exemple). Ainsi, je me suis basé sur Libertine.
Je pense bientôt pouvoir sortir une version alpha.
Il reste encore beaucoup de choses à faire pour Libertine et Biolinum. Certains caractères ne sont pas encore terminés. J’ai ajouté un style pour les tailles de caractères élevées (le style Display) et j’aimerais dessiner un style pour les petites tailles (pour les notes de bas de pages ou pour les légendes par exemple).
— Aimeriez-vous ajouter quelque chose ? N’hésitez pas à vous exprimer comme vous le sentez.Certaines personnes demandent l’ajout du support OpenType pour les mathématiques et les formules. Dans ce style, les crochets et les fractions sont mises en place en combinaison avec un nombre important de caractères différents. Je manque de motivation pour m’y mettre. Je serais donc très heureux si quelqu’un voulait s’attaquer au problème pour doter Libertine de cette caractéristique.
Je tiens à remercier chaleureusement Philipp H. Poll pour le temps qu’il a passé à dessiner cette police élégante, libre et attirante, mais aussi pour le temps qu’il a bien voulu consacrer à mes questions.
Pour ceux qui n'ont pas suivi, la proposition de loi sur le secret des affaires vient d'être adoptée. Le problème est qu'en l'état du texte, elle semble permettre d'apposer le secret sur des codes sources GPL pour éviter leur rediffusion (si on est sanctionné devant un tribunal correctionnel pour avoir diffusé un logiciel libre où va-t-on maintenant...).
Reste qu'il est encore temps de se manifester pour faire changer la loi et s'assurer qu'il n'y aura pas de conflits avec les logiciels libres.
La fondation Apache a fêté le 17ème anniversaire du célèbre serveur HTTP éponyme en sortant la version 2.4 de celui-ci. Cette version majeure, la première depuis 2005, apporte évidemment des améliorations notables. Citons les suivantes :
<If>)Rappelons que le serveur web Apache est apparu en 1995 comme un fork de NCSA HTTPd. Son code source a depuis été entièrement réécrit et est publié sous licence Apache. Il est devenu le serveur web le plus utilisé au monde : les études montrent qu'environ les 2/3 des serveurs web connectés à Internet tournent avec Apache.
LinuxFr.org utilise depuis un an le serveur web Nginx mais je tiens à signaler qu'Apache nous a fidèlement servi pendant les 12 précédentes années. Pour finir, je me permets de suggérer à nos lecteurs de faire un benchmark comparatif entre Apache, Nginx, Lighttpd et Templeet (cette suggestion n'est pas à prendre au sérieux).
Les prochaines manifestations contre ACTA auront lieu le samedi 25 février. Donc cette fois-ci, vous, libristes, ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas et il faut espérer que les Français seront plus nombreux dans les cortèges (par rapport aux autres pays). D'autant qu'on vous a déjà expliqué en long et en large en quoi ACTA c'est mal.
Statut sur la signature d'ACTA en EuropeLa Commission européenne et 22 États de l'Union en janvier 2012 ont signé le traité ACTA. Cinq États ont différé leur signature pour suivre leurs procédures internes. Depuis :
Voir aussi en seconde partie de la dépêche les positions des partis français et des groupes parlementaires européens sur le sujet.
Parmi les partis politiques français (nous sommes intéressés par une analyse des autres pays francophones), 20minutes et Le Lab d'Europe1 rappellent que
Plus globalement, on trouve ce genre d'informations dans Mémoire politique de la Quadrature du Net, pour les parlementaires européens. Par exemple sur la Résolution S&D, ALDE, Verts/ALE, GUE/NGL sur l'Accord commercial anti-contrefaçon (ACTA) RC-B7-0617/2010, au Parlement européen le 24/11/2010 la note calculée :
Mémoire Politique est un outil très riche permettant plein d'autres vues, que ce soit par scrutin, par pays, par individu, etc.
Bonjour
J'ai eu envie d'écrire ce journal en lisant cette dépêche https://linuxfr.org/news/ubuntu-pour-android et les réactions à mon commentaire qui signalait, entre autres, qu'Ubuntu est fortement basé sur Debian et qu'il fallait donc peut être en rendre compte plus souvent qu'on ne le fait habituellement.
Julien m'interroge "Faut refaire tout l'historique pour chaque OS ?"
Dans les faits, les paquets Ubuntu viennent à 85 % de ceux de Debian. Cela mérite d'être mentionné et n'est pas un fait "historique" puisque cela se déroule en continu pendant toute l'année.
Pour éclairer ce sujet pas trop connu des utilisateurs, dont moi, j'ai trouvé cet article:
Comment Ubuntu s’appuie sur Debian pour son développement
[raphaelhertzog.fr]
Au détour d'un billet sur le blog d'adobe, [blogs.adobe.com] , on apprend qu'Adobe a décidé qu'après la version 11.2 de Flash, celui-ci ne sera disponible sous Linux qu'à travers l'API du navigateur de Google soit Chrome.
For Flash Player releases after 11.2, the Flash Player browser plugin for Linux will only be available via the “Pepper” API as part of the Google Chrome browser distribution and will no longer be available as a direct download from Adobe.
Certes Flash est une technologie propriétaire et son éditeur en fait ce qu'il veut. Mais on peut se poser diverses questions quant à la stratégie concernant l'avenir de cette technologie.
Je vous laisse les poser.
Cher journal,
Ce matin, comme je ne voyais rien de neuf sur DLFP , j'ai été refaire un tour sur planet-libre.org. J'avai déjà consulté le site auparavant, mais n'ayant pas vue de sujet qui m'intéressait je ne m'y suis pas attardé. J'avais plutot aimer retrouver mon petit confort troll^^intellectuel sur Linuxfr (shame on me ? ).
Quoiqu'il en soit je repointe mon museau sur ce planet et j'y trouve un article intéressant :
Le projet Debian s’élève contre les brevets
tags : anti brevets charte debian frein fud innovation linux et open-source projet [Ajouter un mot-clé]
Le projet Debian notamment par la voix du DPL ( Debian Project Leader ) Stefano Zacchiroli, publie sa charte sur les brevets logiciels. La position de Debian est très claire sur le sujet, puisqu’il est mis en avant que les brevets logiciels constituent « un obstacle à la mission de Debian qui consiste à fournir un système d’exploitation libre pour tous ». Debian demande ainsi à ses développeurs amonts (upstream) de s’opposer aux brevets. Debian dénonce également le troll-patent ainsi que le FUD généré par ces affaires. Eben Moglen directeur fondateur du centre juridique du logiciel libre déclare que l’adoption de cette charte permettra à Debian de défendre plus efficacement ses développeurs et utilisateurs.
La charte est ainsi constituée de 5 points, dont la ligne directrice est que Debian n’acceptera aucun logiciel qui serait en contradiction avec le contrat social Debian.
Une adresse email spécifique a été créée pour remonter d’éventuels risques liés à des brevets et qui seraient présents dans l’archive Debian : patents@debian.org.
Il est encourageant de voir que des projets OpenSource de la taille de Debian s’engagent fermement contre des principes qui n’ont comme seul et unique but l’enrichissement de sociétés ou de juristes en dépit de l’innovation. Les récentes affaires Apple/Samsung ne font que renforcer cet état de fait, mais se couvrir publiquement de ridicule ne semble pas être un frein à la course éternelle aux profits …
source : [www.planet-libre.org]
Toujours dans les questions de brevets logiciels , Fsdaily me pointe une réforme sur une possible adoption des brevet de type "FRAND" , selon la fsf le RAND sont des termes inclus dans un type de licence s'appyuant sur les brevets . Celui-ci a pour conséquence d'exclure le logiciel libre par la voie économique en imposant des royaltie au personnes voulant développer des logiciels qui sont couvert par des brevets.*
EuroParliament to exclude Free Software with patents and FRAND.
Brussels, 17 Feb 2012 -- The European Parliament Consumer Committee is on the verge to reform the standardisation process in Europe. The reform recognises patented interface specifications which discriminate Free Software implementations. Royalties over standards create an unavoidable barrier of entry in the market for small software companies and independent developers.
Benjamin Henrion, president of the association complains: "The payment of royalties makes it impossible to distribute free software on the web. It creates an enormous barrier of entry for small companies and independent developers. Authors of the software VideoLAN have been previously threatened by patent holders because they implemented an ETSI standard for a video decoder."
The reform recognises digital specifications which are licensed under "fair, reasonable and non-discriminatory terms and conditions" (FRAND).
Henrion continues: "Even consortia like ECMA refuse to define what the RAND term means, because it simply does not mean anything. It is a shame that lawmakers use a term that has no clear definition."
source :
[press.ffii.org]
*“RAND (Reasonable and Non-Discriminatory)”
Standards bodies that promulgate patent-restricted standards that prohibit free software typically have a policy of obtaining patent licenses that require a fixed fee per copy of a conforming program. They often refer to such licenses by the term “RAND,” which stands for “reasonable and non-discriminatory.”
That term whitewashes a class of patent licenses that are normally neither reasonable nor nondiscriminatory. It is true that these licenses do not discriminate against any specific person, but they do discriminate against the free software community, and that makes them unreasonable. Thus, half of the term “RAND” is deceptive and the other half is prejudiced.
Standards bodies should recognize that these licenses are discriminatory, and drop the use of the term “reasonable and non-discriminatory” or “RAND” to describe them. Until they do so, writers who do not wish to join in the whitewashing would do well to reject that term. To accept and use it merely because patent-wielding companies have made it widespread is to let those companies dictate the views you express.
We suggest the term “uniform fee only,” or “UFO” for short, as a replacement. It is accurate because the only condition in these licenses is a uniform royalty fee.
source : [www.gnu.org]
Finalement ayant assister au Fosdem à la conférence sur les brevets logiciels en europe, les intervenants en concluaient que la situation bien qu'elle s'était "améliorer" in extremis en 2003 après toutes les protestations, les attaquants sont revenus à la charge de toute part profitant "du repos du guerrier" pour pousser leurs projets d'extention et de légalisation du brevet logiciel en europe.
C'est en direct sur LCP
Le MES : le Mécanisme Européen de Stabilité
Il s'agit de transférer le poids de la dette depuis les banques privées sur le MES, une sorte de mini-FMI européen, dans lesquels les états européens (SAUF L'ANGLETERRE (qui est en 2e place dans les fonds investis dans la BCE, derrière l'Allemagne)) seront engagés financièrement. Le MES aurait pour commencer 80 milliards d'euros de fond propre, ventilé sur les pays européens, et pourrait engager jusqu'à 700 milliards d'euros (plafond révisable à discrétion du MES) en empruntant sur les marchés financiers, pour prêter aux pays européens.
Les états européen n'auraient ainsi plus à justifier, auprès des peuples, des prêts aux système bancaire instable, du-moins en ce qui concerne l'aide à l'Europe, enfin beaucoup moins, puisque ces états européens prendraient sur eux l'aide à l'Europe, donc la charge de leur dette, et la responsabilité qui va avec.
Plus besoin de justifier de prêt au système bancaire pour le renflouer, à faible taux, sans prendre part aux conseils d'administration des banques sauvées...
Par contre, imposition de l'austérité par le mécanisme du MES, dont les décisions seraient irrévocables, et applicables automatiquement...
Je renvoie à cette analyse, par Marie Caroline PORTEU :
"MES et REGLE D’OR : la tentation totalitaire" - (13 Février 2012)
"la Regle d'or, le MES et le TSCG : 3 NON SENS ABSOLUS" - (19 Février 2012)
...
Voilà, il semble que ce soit finalement arrivé: scroogle.org le site qui permettait d'interroger le moteur de recherche n°1 tout en préservant sa vie privé n'est plus.
Après plusieurs épisodes de filtrage de la part de Google durant les derniers mois et un fonctionnement erratique ces derniers jours, le créateur de Scroogle a décidé de jeter l'éponge:
Il semble qu'il ait été la cible de plusieurs Ddos et ait préféré abandonner pour de bon, y compris son blog google-watch.
S'agit-il d'un événement isolé ou bien est-que cela préfigure ce que sera notre avenir sur le net, en tous cas je me sens un peu triste et inquiet...
Cher Nal,
J'adore DLFP pour de multiples raisons, et l'une des principales est que je découvre plein de logiciels intéressants, pour le boulot, mais aussi pour les hobbys.
Ce soir (UTC+9, je vais aller me pieuter d'ici peu moi...), pour ceux que l'électronique amateur intéresse, c'est ma tournée!
Je vous présente l'ami Fritz, ou plutôt l'ami Fritzing!
Fritzing is an open-source initiative to support designers, artists, researchers and hobbyists to work creatively with interactive electronics. We are creating a software and website in the spirit of Processing and Arduino, developing a tool that allows users to document their prototypes, share them with others, teach electronics in a classroom, and to create a pcb layout for professional manufacturing.
L'idée est de prototyper avec une vue physique de composants, de documenter le circuit ainsi crée via une vue schématique, puis de designer son propre circuit imprimé simplement (si l'auto-routage fonctionne comme prévu).
Ficelé de manière sympathique d'un point de vue ergonomie, il ne ravira certainement pas les amateurs confirmés a cause de son relatif manque de fonctionnalités (On est loin de SPICE et consorts) mais sa simplicité en fera, j'en suis certain, un support de choix pour les électroniciens en herbe (dont je fais partie).
Il permet également d'éditer les programmes pour microcontrolleur PicAxe, mais aussi Arduino et je l'espère prochainement ATTiny (SVP !).
L'éditeur est basé sur Kate, et même si il n'a pas vocation à remplacer les IDE dédiés, espérons qu'il offrira à terme une alternative viable à ceux-ci (ce qui ne serait pas une mauvaise chose...).
Fritzing, développé en Allemagne, est lié à un service de réalisation de circuits imprimés via une entreprise Berlinoise. Les commandes sont groupées pour l'ensemble des utilisateurs avec un système de soumission de la commande jusqu'à une date donnée. Je ne suis pas assez connaisseur dans le domaine pour pouvoir m'exprimer sur le bien fondé de la démarche, les prix, ou autre. Referez-vous au site web pour vous faire un avis (Et partagez le dans les commentaires, votre avis sur la question m'intéresse!)
Enfin, l'interface est francisée, le logiciel est disponible sous Debian (la version n'est pas forcément des plus récentes) et certainement d'autres distribs; le site fourni source (code en GPLv3, documentations et graphiques en CC BY-SA 3.0), et binaire pour Linux x86, Linux Amd64, Windows, et Mac OS.
Bonne nuit !
Il est souvent question d'introduire une "dose de proportionnel" dans l'élection parlementaire. Il est en effet bizarre qu'un partie qui fait 20% des voies, n'ai aucun parlementaire.
C'est dû au scrutin majoritaire, où l'on vote dans une petite zone pour un seul candidat. Ainsi, en théorie, il suffit qu'un partie soit majoritaire en voies dans le pays pour avoir 100% du parlement.
L'inverse est le scrutin proportionnel avec des listes. C'est le cas du parlement européen, et, il me semble, de la plus part des parlements nationaux. En France, le scrutin européen a été modifié avec 4 listes pour ajouté une dose de scrutin majoritaire dans l'élection (et donc donné une prime au groupe majoritaire).
Quel serait une "dose de proportionnel" dans l'élection du parlement ? 20 postes de député élus par une liste ? (5% des votes = un siège ?) Le problème est que le parti majoritaire n'a pas envie de perdre sa majorité avec ce genre de mécanisme.
J'avoue également que je ne comprends pas le besoin d'un encrage local, puisque le député travail pour son pays et non pour donner des avantages à sa circonscription.
On peut aussi faire comme pour les européennes, faire des listes sur des zones plus grande. Pourquoi bidouiller des ensembles, alors qu'il en existe déjà : région, département, ville.
La ville est trop proche d'une circonscription, le département est jugé comme étant un échelon superflu, les régions semblent avoir le vent en poupe. Pourquoi ne pas avoir des députés élus avec des listes régionales ? (23, 22 +1 pour les français à l'étranger). Le nombre de député serait pondéré par la taille de la population régional. C'est plus facile à mettre à jour, que la forme d'une circonscription. Les petits parties pourraient inscrire les mêmes personne dans plusieurs région, aux électeurs de faire le trie.
Je n'ai jamais compris pourquoi on estimait que l'on avait plus de points commun avec une personne habitant à 1 km de chez soi, plutôt qu'avec une personne de même age et de même niveau d'étude à l'autre bout de la France. Le seul avantage que je vois est la simplicité (ce qui n'est pas négligeable).
Qu'en pensez-vous ?
Bonjour à tous,
Je ne prends pas ma plume souvent pour vous écrire, mais vu la hauteur des débats télévisé où on ne parle de rien et surtout pas de ce qui est important, je me lance. :)
Les médias et bien pensants tentent de nous faire croire que l'élection présidentielle française de 2012 se limite à deux candidats/partis. Je veux parler de l'UMPS.
Je pense que sur ce site particulièrement, nous sommes attachés aux libertés sur le net, dans les logiciels, la musique, les données et au respect de la vie privée.
Il ne reste plus qu'un candidat qui a compris la révolution du numérique, souhaite vivre avec, et qui propose, entre autre, la fin de d'HADOPI (pour une license globale).
Pour ceux que ça intéresse, il se bat aussi en tant que parlementaire contre DADVSI, ACTA, etc.
Toutes ces/ses idées ne sont ni nouvelles ni opportunistes (comprendre il ne dit pas ça car les élections approchent)
Je souhaite bien évidement parler de Nicolas Dupont-Aignan:
Debout La République, les mesures proposées
Il n'a pas souvent la parole sur les grandes chaînes mais les interviews sont de qualité avec quelqu'un d'humble et qui sait de quoi il parle. Je ne suis pas 100% d'accord avec lui mais il donne un cap clair à la France et cela nous manque depuis longtemps. Sans pour autant faire dans l'extrémisme de gauche ou de droite. Il ne fait ni dans le bling-bling aggressif ni dans le dramatique sinistre. Et son programme ne se limite pas a faire plonger la France dans une cure d'austérité récessive comme ce que propose Bayrou.
Il y a une foulitude de Vidéos sur Dailymotion ou bien sur Dailymotion
Pour info, je n'ai aucun lien avec ce parti politique. Je tiens simplement à partager un point de vue qui n'a pas été évoqué ici dans un journal jusqu'à présent et qui me semble intéressant.
Sur ce, bonne soirée ! :)
Bonjour à tous,
Il y a quelque temps j'avais parlé ici d'un petit script que j'avais fait sur un coup de tête: lm pour list movies. Ce script récupère les métadonnées de films sur IMDb et permet de les afficher en console à la manière d'un ls. Vous pouvez ainsi afficher vos films triés selon leur note, ou les filtrer (n'afficher que les films fantastiques par exemple).
Cependant, je n'avais pas le temps de m'occuper de ce projet, étant beaucoup trop pris par mon projet principal, Salut à Toi.
J'ai eu la bonne surprise d'être contacté par un développeur qui a repris le projet et l'a bien amélioré: Guillaume Garchery (aka Red Rise).
Il a apporté de nombreuses améliorations, avec en particulier:
le support des hash d'OpenSubtitle, chose qui avait déjà été demandée dans le journal cité plus haut
la possibilité de télécharger les sous-titres via ce même site
la génération d'une page HTML avec les affiches et des liens directs vers les bandes annonces
améliorations diverses notamment au niveau de la méthode de nettoyage du nom de fichier (méthode utilisée quand rien n'est trouvé sur OpenSubtitle), ou des filtres (ajout de pays, taille de fichier)
la documentation: il a soigné le README en détaillant bien l'utilisation de la commande
Voilà un projet qui serait probablement mort s'il n'avait pas été libre. Merci à Red Rise d'avoir repris le dév, et de m'avoir contacté pour être sûr de ne pas faire d'impair.
Je suppose qu'il appréciera tout retour de votre part si vous l'utilisez :)
Le billet sur le blog de Red Rise: [redrises.blogspot.com]
Puisqu'on en bouffe même sur LinuxFr, petit journal à l'attention de ceux qui soutiennent ou envisagent soutenir le parti Socialiste et son candidat à l'élection présidentielle François Hollande.
Ce dernier avait identifié son unique ennemi, « la Finance ». Ça sonnait déjà comme une grosse blague à l'époque mais ça avait mis les journalistes en émoi, trop contents d'avoir trouvé un nouveau poulain après la tragédie Strauss-Kahn. Je vous accorde tout de même que cela est plus crédible sortant de la bouche de François que de celle de Dominique.
Malheureusement pour Hollande, il faut qu'il fasse gaffe car il est cerné :
[lelab.europe1.fr]
Pour ceux qui avaient cru qu'il s'agissait d'une déclaration de guerre, je voudrais signaler qu'Hollande a rangainé son pistolet à bouchon dans le Guardian, pourtant pas le plus à droite des canards grands-bretons.
Parce que si les média français ont retenus le coup des communistes en voie de disparition, ils tiennent à continuer de faire croire aux français que le PS est de gauche car socialiste. Bons chiens.
Hollande lui-même explique aux anglais qu'il n'en est rien :
"the left was in government for 15 years in which we liberalised the economy and opened up the markets to finance and privatisations. There is no big fear."
[www.guardian.co.uk]
« There is no big fear », tu m'étonnes ! Mais qu'est-ce qu'il leur promet, aux français ?
« Je préserverai le statut public des entreprisesdétenues majoritairement par l’État(EDF, SNCF, La Poste...). Je demanderai à ce que soit adop-tée, au sein de l’Union européenne, une direc-tive sur la protection des services publics. »
C'est chié, non !?
Pour autant, le PS n'a rien de libéral : il veut subventionner massivement des industries qui ne répondraient plus aux besoins du marché. J'insiste sur le hait de répondraient car pour moi cette industrie a de beaux jours devant elle. Faire avaler le fait qu'elle n'y réponde plus est destiné à faire accepter le vol du contribuable. La culture c'est Sacré, merde !
https://linuxfr.org/users/jrm/journaux/hollande-et-l-offre-culturelle-numerique
Cette subvention est en contradiction profonde avec la déclaration de principes du PS, elle-même en contradiction avec le nom du Parti (vous suivez ?). Le PS se fait le chantre de l'économie de marché :
« Les socialistes sont partisans d’une économie [...] de marché »
[www.parti-socialiste.fr]
Le seul truc qui pouvait paraître un peu socialiste dans le « programme » du PS, c'était la réforme fiscale. Et ça, ça aurait pu m'inciter à mettre un bulletin à leur noms dans l'hypothèse où ils affronteraient l'extrềme-droite au second tour. Des masos seraient en effet foutus de revoter pour l'UMP.
Même cette réforme fiscale, le PS ne l'envisage plus :
[www.francetv.fr]
J'avais d'ailleurs entendu un membre du parti déclarer à France Inter que le prélèvement à la source, il le ferait peut-être s'ils arrivaient à redresser la France, trop compliqué. Il rappellait aussi que la progressivité de la CSG avait été refusée par le Conseil Constitutionnel en 2001. Sachant que Hollande lui-même avait rembarré Valls l'une des rares fois où il disait un truc pas con :
De toute façon, en déclarant « je veux donner du sens à la rigueur », Hollande avait été clair sur le but de son mandat : la rigueur. Promis, si vous votez pour lui, il lui trouvera un sens.
Quelqu'un aurait-il l'amabilité de pointer les éléments qui permettent au parti socialiste de revendiquer son nom ?
Jour'nal !
Je contribue régulièrement sur linuxfr (/board), creusant la réflexion sur un sujet ou l'autre, notamment la question de la réinformation et de Zino/Zind... Et voilà qu'hier soir, ça a bougé. Il reste 2 mois avant les élections. Il y a une porte de contre-offensives médiatiques à ouvrir, nous sommes tombés d'accord.
Déjà, voilà le nouveau logo :
Merci pour cette contribution magnifique ! L'auteur pourra s'en vanter en commentaire, je validerai s'il le fait.
La suite, pour aller à l'essentiel, vite et bien : l'objectif est de payer des développeurs pour aboutir Zino en production en un mois. Pour l'instant, à ma connaissance, aucune équipe ne s'est donnée pour objectif de réaliser Zino. Il y a 0 ligne de code écrite, mais toutes les briques de bases libres sont à disposition pour y arriver.
1) en résumé, le plan d'action proposé :a) on (fait) réalise(r) une vidéo de 2 minutes : les 3 cas d'utilisation de Zino
b) mise à jour du cahier des charges, une version dédiée à Zino (Zind évoqué)
c) appel d'offres informel ici et sur slashdot
d) florilège des avis de dév + vidéo sur face de book (et autres réseaux sociaux)
e) appels aux dons ---> renvoi sur plateforme d'incubation de projet pour collecter (transparence, toussa)
f) formalisation appel d'offre aux dév
g) sélection + embauche
a) Voici les 3 cas d'utilisation (paragraphe : "cas d'utilisation"). je viens de relire, on va s'abstenir de considérer la "transcription textuelle produite par reconnaissance vocale". Google/youtube le fait mais c'est approximatif, et c'est Google. J'imagine que leur code n'est pas libre.
b) Pour le cahier des charges mis à jour et ciblé, j'ai des billes, je me charge de faire une proposition dans le week-end, limitée à Zino (évoquant Zind pour d'éventuelles contraintes à intégrer dès l'origine).
c) Un appel d'offre informel pour au plus tôt communiquer auprès des dév + collecter des avis de dév pour en publier un florilège sur les gros réseaux sociaux
d) Facebook ?? Zino perd ses valeurs ? Utilisons les armes du système pour performer (ben oui, kwa ?). Le but est de s'en émanciper, on est bien d'accord. Et par le haut.
e) Pour la plateforme d'incubation de projet (soumission de projet, appel aux dons, déclenchement d'appel d'offre, recette), on a vu passer une dépêche sur Elveos, un site au code (et contenu !) libre, par deux anciens élèves de l'école Centrale de Paris,
y a pas si longtemps. Ils prennent 10% de commission. Bon... Faut voir, vu le montant en jeu ici. Je regarde :
- elveos : environ 200 membres inscrits
- toutes les données ne sont pas libres : "Sauf les informations personnelles, toutes les données du site sont publiques permettant une totale transparence des process" (source).
Ils prennent 10 % de mémoire... Bon, si on compte 1 mois de dév avec 10 bons gars à 2000 € brut / mois (en mode salarié, base de réflexion pour rapide calcul), ça fait 40 k€ et 10 % ça fait 4000, soit un onzième dév...
Mais faut peut-être budgéter un coup de 2000 net. Ça ferait un coup de 50 k€ maxi, à la louche.
Autre idée de plateforme exprimée : coffe and power ...c'est hard la liste des sources javascript à activer (c'est pas un critère définitif) / y a rien en France, toutes activités confondues.
Merci de votre attention. Toute contribution est bienvenue. Go go go !
PS : quelques liens pour référence
Suite au haxorage du FTP du projet Horde, des backdoor ont été introduits dans Horde, Horde Groupware, Horde Groupware Webmail Edition. Le Haxorage a eu lieu en novembre, et a été corrigé la semaine dernière, Horde 4 n'a pas été compromis.
Les distros ont été notifiées et si elles ne fournissent pas encore les correctifs, ne devraient pas tarder. Si vous avez installé une de ces applications à la mano, vous pouvez télécharger des versions propres à partir du FTP.
[dev.horde.org]
Un nouveau Humble Bundle?
Pas exactement, cette fois ci des développeurs ont pour objectif de coder un jeu vidéo en 60h, tous les dons iront à des associations caritatives.
Et pas n'importe quels développeurs, c'est l'équipe de Mojang, les créateur de Minecraft qui s'y colle.
Après un sondage organisé par l'éditeur, les internautes ont choisit un RTS dans un univers Steampunk.
Il reste encore un peu moins de deux jours et bonus vous pouvez voir le travail des développeurs et des designers en live. C'est sympa à regarder il y a en ce moment plus de 17 000 personnes qui regardent le stream.
Les dons sont déjà montés a plus de 140 000 dollars en quelques heures.
Comme d'habitude vous pourrez trouver les informations sur la page de officielle: [www.humblebundle.com].
Ce qui serait sympa c'est qu'ils mettent le jeu en open source ensuite.
SuSE ne cesse de signer de grands succès depuis son départ du giron de Novell :
- Poursuite des accords OEM avec HP
- Poursuite de son accord avec Microsoft
- Partenariat serré avec SAP et VMWare
- OS officiel sur le Cloud DELL
Et dernièrement, c'est un accord de vente OEM qui vient d'être signé avec DELL de nouveau. Cela a fait la une des informations hitech, et c'est sur l'excellent site professionnel 01 net que l'on a le meilleur résumé :
[pro.01net.com]
Qu'est ce que cela signifie ? Toute simplement que DELL poussera la vente OEM de licences SuSE Linux Enterprise Server (personnalisée), ce qui donnera à SuSE des entrées financières importantes.
Avec l'approche de SLE 11 SP2, SuSE est de nouveau positionnée pour inquiéter le géant américain Redhat.
Dans ce contexte économique ou l'Allemagne est devenue une référence grâce au travail du gouvernement Merkel, SuSE pourrait devenir également un référence du genre : rigueur dans son développement, qualité notable, prix qui défie la concurrence. Vous allez me dire, SuSE est aussi Allemande qu'est OPEL (toutes deux dans le giron d'une société Américaine). Mais la rigidité prussienne est quand même perceptible, c'est notamment pour cela que SuSE est utilisée dans les Mainframe et le London Stock Exchange.
Pendant que Mandriva coule, SuSE semble maintenant tirer son épingle du jeu. A voir si les clients finaux suivront...